Hamas : l'arrestation d'un cadre sécuritaire a permis d'éliminer trois chefs de brigade
L'arrestation début septembre d'un haut responsable de la sécurité interne du Hamas a fourni à Tsahal et au Shin Bet des renseignements décisifs. En moins de trois semaines, trois des cinq chefs de brigade du mouvement terroriste à Gaza ont été éliminés, dont le dernier dans la nuit de lundi à mardi à Gaza City.

Le 2 septembre, l'armée israélienne, le Shin Bet et des milices palestiniennes ont capturé dans la bande de Gaza Mu'in al-Arabid, l'un des principaux responsables de la sécurité interne du Hamas. Selon Tsahal et le Shin Bet, cette capture a livré des renseignements de premier plan, qui ont permis de localiser et de frapper plusieurs cadres militaires supérieurs du mouvement, ainsi que des fonds et des armements.
Trois chefs de brigade éliminés en trois semaines
Le dernier en date est Izz al-Din al-Bik, chef de la brigade nord de Gaza, tué dans la nuit à Gaza City. Le ministre de la Défense Israël Katz a annoncé son élimination avant même la communication officielle conjointe de Tsahal et du Shin Bet. Al-Bik avait pris ses fonctions après l'assassinat de son prédécesseur, Ahmed Randur, le 10 novembre 2023. Selon le communiqué militaire, il donnait les ordres d'attaques contre des soldats et des civils israéliens, et supervisait la reconstruction des capacités de sa brigade, sévèrement endommagées par trois années de guerre.
Cette frappe porte à trois le nombre de chefs de brigade du Hamas tués depuis le 11 septembre, sur un total de cinq responsables identifiés par Israël. Mi-septembre, Tsahal et le Shin Bet avaient déjà éliminé Muhammad Yazouri, commandant de la brigade de Khan Yunis, ainsi que Nayal Abu Obeid, chef de la brigade de Rafah. Abu Obeid avait succédé à Mohammad Shabanah, tué par l'armée israélienne en mai 2025, et occupait auparavant les fonctions de commandant adjoint de la brigade de Rafah et de responsable des bataillons de Tel al-Sultan et de Yibna.
Une chaîne de commandement fragilisée
Ces trois éliminations en moins de trois semaines constituent, selon les sources militaires israéliennes, une perte stratégique majeure pour la structure de commandement du Hamas à Gaza. Chaque chef de brigade éliminé était chargé à la fois de la conduite des opérations sur le terrain et de la reconstitution des capacités militaires du groupe, fortement affaiblies depuis le début du conflit. En frappant successivement ces cadres, Tsahal cible directement la capacité du mouvement à organiser de nouvelles attaques contre des soldats et des civils israéliens.
La capture de Mu'in al-Arabid apparaît ainsi comme le point de départ d'une série d'opérations coordonnées entre l'armée, le Shin Bet et des renseignements de terrain. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé si d'autres arrestations ou éliminations étaient en préparation, mais la formulation des communiqués laisse entendre que l'exploitation du renseignement issu de cette capture se poursuit.
Quelle suite pour Tsahal et le Hamas
Avec trois chefs de brigade sur cinq déjà éliminés, la question porte désormais sur la capacité du Hamas à désigner des remplaçants et à maintenir une chaîne de commandement opérationnelle à Gaza. Tsahal et le Shin Bet n'ont pas communiqué sur d'éventuelles cibles restantes parmi les deux chefs de brigade encore en fonction. Les prochaines annonces officielles permettront de mesurer si cette dynamique de frappes ciblées se poursuit au même rythme.
Questions fréquentes
- Qui est Mu'in al-Arabid ?
- Un haut responsable de la sécurité interne du Hamas, capturé le 2 septembre dans la bande de Gaza par Tsahal, le Shin Bet et des milices palestiniennes.
- Combien de chefs de brigade du Hamas ont été éliminés depuis le 11 septembre ?
- Trois des cinq chefs de brigade identifiés par Israël ont été tués : à Khan Yunis, à Rafah et dans le nord de Gaza.
- Qui dirigeait la brigade nord de Gaza avant Izz al-Din al-Bik ?
- Ahmed Randur, assassiné par Israël le 10 novembre 2023, poste qu'al-Bik occupait depuis cette date.
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