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Fusillade de Cracovie : six morts, la Pologne évoque un « acte de terreur »

Un homme a ouvert le feu samedi sur la place principale de Cracovie, tuant six personnes et en blessant seize autres, dont deux policiers. Les autorités polonaises évoquent un mobile d'extrême droite et parlent d'un « acte de terreur » visé contre la ville, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

3 min de lecture8 vuesPar la rédaction
Fusillade de Cracovie : six morts, la Pologne évoque un « acte de terreur »
Photo : Illustration générée par IA

Le gouvernement polonais a décrété deux jours de deuil national après la fusillade qui a frappé samedi la place du marché de Cracovie, l'une des plus grandes places médiévales d'Europe. Un homme, présenté comme un ressortissant polonais âgé de 24 ou 25 ans selon les sources, a ouvert le feu depuis un véhicule en mouvement vers 15 heures, avant de continuer à tirer à pied. Six personnes sont mortes et seize ont été blessées, dont deux policiers qui ont réussi à neutraliser l'assaillant après un échange de tirs rapproché.

Un bilan lourd et des victimes étrangères

Parmi les morts figurent des ressortissants étrangers : un citoyen britannique et un Autrichien sont cités parmi les victimes décédées, tandis que des blessés venaient d'Autriche, d'Allemagne, du Portugal, de Russie et du Royaume-Uni. Cracovie, qui accueille environ 15 millions de visiteurs par an, est une destination touristique majeure dont la place centrale concentre une grande partie des flux. L'attaque a semé la panique : des témoins ont rapporté une vingtaine de détonations, des passants se réfugiant dans des commerces dont le personnel a verrouillé les portes. Un tramway proche de la place a également essuyé des tirs, qui ont brisé la vitre de la cabine du conducteur.

Selon la police de Cracovie, l'assaillant portait une tenue de type militaire et un gilet pare-balles, et utilisait une arme longue de type militaire. D'autres armes et munitions ont été retrouvées dans son véhicule. Il a continué à tirer après avoir été lui-même touché par la police, qui a qualifié ses déplacements autour de la place de « course folle », expliquant ainsi la dispersion des victimes. Les autorités affirment qu'il a agi seul et qu'aucune menace supplémentaire ne pèse sur le public.

Un mobile d'extrême droite évoqué par le gouvernement

Le ministre de l'Intérieur, Marcin Kierwiński, a déclaré que le suspect était « fasciné par les idéologies d'extrême droite » et défendait des opinions « très radicales » et « ultranationalistes ». Le ministre de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, a qualifié l'attaque d'« acte de terreur » contre la population de Cracovie. Cette version n'a toutefois pas fait l'unanimité : au sein de l'opposition conservatrice du PiS, Przemysław Czarnek a exigé des explications sur les fondements de cette déclaration, menaçant de conséquences politiques si elle s'avérait infondée.

L'enquête s'est étendue à la ville d'Ostrowiec Świętokrzyski, à environ 200 kilomètres au nord de Cracovie, où les corps de trois proches du suspect — ses parents et sa sœur, selon le Premier ministre Donald Tusk — ont été découverts à son domicile, portant des blessures par balle. Sept armes à feu et une quantité importante de munitions y ont également été saisies. Le parquet a jugé « hautement probable » que les mêmes faits soient liés aux deux scènes, sans toutefois l'établir formellement.

La réponse des autorités et la suite de l'enquête

Donald Tusk a salué le courage des deux policiers blessés, estimant qu'ils avaient « probablement sauvé de nombreuses vies » en négligeant leur propre sécurité. Le maire de Cracovie, Łukasz Gibała, a décrété un deuil officiel jusqu'à mercredi tout en assurant que la ville resterait ouverte aux visiteurs. La traditionnelle sonnerie horaire de trompette de la basilique Sainte-Marie, sur la place, a été suspendue pendant douze heures, une première depuis 1939. À Varsovie, des barrières ont été installées dans le centre historique et la sécurité renforcée dans les zones touristiques.

Cet épisode survient après une série d'attaques au couteau dans des écoles de la province de Mazovie en octobre, que les autorités avaient déjà reliées à des contenus extrémistes en ligne. Le nombre de détenteurs de permis de port d'arme en Pologne, pays réputé pour sa sécurité par rapport à ses voisins d'Europe occidentale, a atteint un record en 2025. L'enquête se poursuit pour établir le mobile précis et le lien exact entre les faits de Cracovie et ceux d'Ostrowiec Świętokrzyski.

Questions fréquentes

Combien de personnes sont mortes dans la fusillade de Cracovie ?
Six personnes ont été tuées et seize autres blessées, dont deux policiers, selon les autorités polonaises.
Quel mobile est évoqué par les autorités ?
Le ministre de l'Intérieur polonais a indiqué que le suspect était fasciné par les idéologies d'extrême droite et tenait des propos ultranationalistes radicaux.
Le suspect a-t-il été arrêté ?
Oui, il a été blessé par la police après un échange de tirs puis interpellé ; il a subi une opération chirurgicale à l'hôpital.

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