Addis-Abeba : un homme d'affaires israélien retrouvé mort, piste de l'empoisonnement examinée
Un homme d'affaires israélien de 48 ans a été découvert sans vie mercredi dans un restaurant d'Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. La police locale envisage la piste d'un empoisonnement et a procédé à plusieurs interpellations, tandis que la diplomatie israélienne accompagne la famille du défunt.

Le corps de la victime, identifiée sous le nom de Rada, a été retrouvé dans les toilettes d'un établissement de la capitale éthiopienne. L'homme s'était isolé quelques instants durant le repas ; face à son absence prolongée, d'autres convives ont fini par s'inquiéter et sont allés le chercher. Près de quarante minutes s'étaient écoulées lorsqu'ils l'ont découvert, déjà sans vie, dans une cabine du restaurant.
Les premières constatations de la police éthiopienne
Saisie du dossier, la police d'Addis-Abeba a ouvert une enquête et procédé à l'arrestation de plusieurs suspects, signe qu'elle n'écarte pas une origine criminelle. Rada était décrit par ses proches comme un homme en bonne santé, ce qui renforce les interrogations sur la brutalité de ce décès. Une autopsie doit encore être pratiquée pour déterminer la cause exacte de la mort, condition préalable avant tout rapatriement de la dépouille.
À ce stade, aucune version officielle n'a été arrêtée. Les enquêteurs eux-mêmes reconnaissent que les circonstances demeurent incertaines et que l'hypothèse d'un empoisonnement n'est pas confirmée. Seuls les résultats de l'autopsie et l'audition des personnes interpellées permettront de trancher entre un acte volontaire et un malaise d'une autre nature.
La diplomatie israélienne auprès de la famille
Le ministère des Affaires étrangères et le consulat d'Israël à Addis-Abeba se sont mis en relation avec les proches du défunt dès l'annonce du décès. Les services diplomatiques travaillent de concert avec leurs homologues éthiopiens afin d'organiser les formalités administratives et d'obtenir, dans les meilleurs délais, l'autorisation de ramener le corps en Israël pour y être inhumé.
Dans un communiqué, le ministère a fait part de son émotion : « Le ministère des Affaires étrangères exprime sa tristesse face au décès du citoyen israélien et présente ses condoléances à la famille. » Cette prise de parole officielle confirme le sérieux avec lequel Jérusalem suit ce dossier, même si les autorités israéliennes se gardent, elles aussi, de toute conclusion hâtive sur les causes du drame.
L'épisode s'ajoute à une série d'incidents qui ont, ces derniers mois, touché des ressortissants israéliens loin de leurs frontières, qu'il s'agisse d'un homme d'affaires tué en Égypte ou d'un père de famille retrouvé mort dans une chambre d'hôtel en Asie. Ces affaires rappellent la difficulté, pour les représentations consulaires, de suivre des procédures judiciaires étrangères tout en épaulant des familles endeuillées à des milliers de kilomètres.
Ce que l'on attend désormais
La suite du dossier dépend entièrement des conclusions de l'autopsie et des interrogatoires menés par la police éthiopienne. Tant que ces éléments n'auront pas été communiqués, ni la thèse de l'empoisonnement ni celle d'un décès naturel ne pourront être retenues avec certitude. Le consulat israélien à Addis-Abeba a indiqué poursuivre ses démarches pour accélérer le rapatriement du corps vers Israël.
Questions fréquentes
- Que sait-on des causes du décès ?
- La cause exacte n'est pas encore établie. La police éthiopienne envisage un empoisonnement, mais seule une autopsie permettra de le confirmer.
- Que fait Israël pour la famille du défunt ?
- Le ministère des Affaires étrangères et le consulat d'Israël à Addis-Abeba accompagnent la famille et coordonnent avec les autorités éthiopiennes le rapatriement du corps.
- Des suspects ont-ils été arrêtés ?
- Oui, plusieurs personnes ont été interpellées par la police éthiopienne dans le cadre de l'enquête, sans qu'aucune charge définitive n'ait été annoncée.



