Netanyahou : sa défense veut faire témoigner Mandelblit avant les élections
La défense de Benjamin Netanyahou a demandé au tribunal de district de Jérusalem de convoquer l'ancien procureur général Avichai Mandelblit comme témoin dans le procès pour corruption du Premier ministre. Les auditions proposées se tiendraient entre le 11 et le 22 octobre, quelques jours avant les élections législatives du 27 octobre.

La défense de Benjamin Netanyahou a demandé jeudi au tribunal de district de Jérusalem de citer Avichai Mandelblit à comparaître. L'ancien procureur général, qui avait autorisé les enquêtes visant le Premier ministre puis décidé de le mettre en examen, n'a encore jamais témoigné dans ce procès.
Les faits : sept jours d'audience proposés avant le scrutin
La défense réclame sept jours de témoignage, du 11 au 12 octobre puis du 18 au 22 octobre. La première date tombe quatre jours après le troisième anniversaire du 7 octobre, et un peu plus de deux semaines avant les élections législatives du 27 octobre. Le droit israélien exige l'accord du procureur général pour ouvrir une enquête pénale contre un Premier ministre en exercice. Mandelblit avait donné cet accord, puis annoncé en novembre 2019 sa décision d'inculper Netanyahou dans les dossiers 1000, 2000 et 4000. L'acte d'accusation avait été déposé en janvier 2020 et le procès ouvert en mai de la même année. Netanyahou avait témoigné de décembre 2024 à juin dernier.
Les réactions : un désaccord sur l'étendue des autorisations
Selon la défense, certaines démarches d'enquête auraient été menées sans les autorisations requises, ce qui l'amène à contester une partie des preuves recueillies. Le témoignage de Mandelblit devrait porter sur ce qu'il a autorisé les enquêteurs à examiner, à quel moment, et si la police a dépassé ce cadre. L'accusation, de son côté, affirme que Mandelblit a bien approuvé les enquêtes et conteste la version de la défense sur la portée exacte de cet accord.
Ce différend a resurgi lors d'auditions récentes. L'ancien enquêteur Shmuel Sharvit a indiqué qu'une écoute autorisée par la justice visant Natan Eshel, proche de Netanyahou, avait été interrompue après moins d'un mois faute d'approbation nécessaire de Mandelblit. Un ancien conseiller juridique de la police, Alon Tsarfati, a pour sa part affirmé que l'accord du procureur général n'était requis que pour ouvrir une enquête, et non pour chaque étape menée ensuite. Un ancien officier de l'unité Lahav 433, Eran Kamin, a également été interrogé cette semaine sur une rencontre avec le journaliste Ben Caspit destinée à vérifier des informations sur des cadeaux reçus par la famille Netanyahou ; la défense l'a questionné sur une transcription évoquant des détectives privés et des caméras d'aéroport, dont il a contesté l'exactitude.
La suite : une décision du tribunal attendue
Le tribunal de district de Jérusalem doit désormais statuer sur la demande de la défense. Si elle est acceptée, Mandelblit deviendrait le témoin le plus en vue de cette phase du procès, à un moment où la justice occupe une place centrale dans la campagne pour les élections législatives du 27 octobre. La date du 11 octobre, si elle est retenue, placerait ce témoignage à un peu plus de deux semaines du scrutin.
Questions fréquentes
- Qui est Avichai Mandelblit ?
- L'ancien procureur général d'Israël, qui a autorisé les enquêtes contre Netanyahou et décidé en 2019 de l'inculper dans les dossiers 1000, 2000 et 4000.
- Quand le procès de Netanyahou a-t-il commencé ?
- L'acte d'accusation a été déposé en janvier 2020 et le procès a débuté en mai 2020 devant le tribunal de district de Jérusalem.
- Pourquoi la date du témoignage est-elle sensible ?
- La défense propose de faire témoigner Mandelblit à partir du 11 octobre, soit un peu plus de deux semaines avant les élections législatives du 27 octobre.
Sources : The Jerusalem Post




