Mère et fille Yahalomi : après l'Argentine, une arrestation en Namibie pour faux passeports
Mali Yahalomi, 50 ans, et sa fille Liel, 23 ans, dont la disparition en Autriche avait mobilisé Israël cet été, ont été arrêtées en Namibie pour détention présumée de faux passeports. L'épisode survient près de deux mois après leur découverte sur un bus en Argentine, où la police avait conclu à un départ volontaire sans lien avec un enlèvement.

Les noms de Mali et Liel Yahalomi, habitantes de Modi'in, refont la une en Israël. Les deux femmes, introuvables pendant une semaine en Autriche au mois d'août, puis localisées saines et sauves en Argentine, ont été appréhendées en Namibie sur fond de soupçons de possession de faux papiers d'identité. Les autorités israéliennes se bornent pour l'heure à confirmer avoir connaissance de l'affaire, sans en assurer le traitement.
Une disparition qui avait mobilisé Israël
Le 4 août 2026, Mali Yahalomi et sa fille Liel avaient quitté Israël pour un voyage en Europe, via Prague puis Vienne, où elles avaient loué un appartement. Le 7 août, tout contact avec elles avait cessé. Leurs téléphones portables avaient été retrouvés le lendemain près d'une gare viennoise, tandis que leur appartement avait été vidé de leurs effets personnels.
L'ambassade d'Israël à Vienne avait lancé un appel public le 11 août pour aider à les retrouver. L'enquête avait été confiée à l'unité Lahav 433, la famille finançant elle-même, via une cagnotte, une partie des recherches internationales. La disparition avait aussi nourri des rumeurs infondées reliant l'affaire à la Bank of Jerusalem, provoquant une chute d'environ 12 % de l'action de l'établissement, qui avait fermement démenti toute irrégularité.
De l'Argentine à la Namibie
Le 14 août, soit une semaine après la perte de contact, les deux femmes avaient été localisées à bord d'un bus reliant Buenos Aires, en Argentine. Des enquêteurs israéliens, en coordination avec les autorités locales, les avaient identifiées et confirmé qu'elles n'étaient ni blessées ni retenues contre leur gré. Selon la police, "il n'y a pas de soupçon de terrorisme" ni "de soupçon d'infraction de leur part".
Les investigations avaient établi que la fuite, passant par la République tchèque, l'Autriche puis l'Allemagne avant l'Amérique du Sud, avait été soigneusement préparée : achat de téléphones de remplacement sans présentation de passeport, suppression d'applications de géolocalisation, retraits d'argent liquide avant le départ. Des messages interceptés montraient Liel assurant à sa mère : "Je t'accompagnerai partout." Un responsable policier avait résumé le mobile ainsi : "Mali voulait simplement disparaître." Les deux femmes avaient été relâchées après une brève audition, invoquant des raisons "personnelles".
Ce que dit la police sur l'affaire namibienne
Près de deux mois plus tard, l'arrestation en Namibie constitue un développement distinct. La police israélienne a indiqué être informée du dossier, sans en avoir la charge, l'infraction présumée ayant eu lieu sur le sol namibien. Une source policière citée par Maariv a précisé que les représentants israéliens sont présents "partout dans le monde" mais que cette affaire "n'est pas sous notre responsabilité ni notre gestion". Les autorités locales namibiennes sont donc seules compétentes pour instruire les soupçons de faux documents.
La suite de la procédure dépendra désormais de la justice namibienne, qui devra statuer sur la nature des documents retrouvés en possession des deux femmes. Aucune date d'audience n'a été communiquée à ce stade.
Questions fréquentes
- Qui sont Mali et Liel Yahalomi ?
- Une mère, 50 ans, et sa fille, 23 ans, originaires de Modi'in, dont la disparition en Autriche en août 2026 avait déclenché une recherche internationale.
- Pourquoi ont-elles été arrêtées en Namibie ?
- Pour soupçon de possession de faux passeports, selon les informations rapportées, près de deux mois après leur localisation en Argentine.
- La police israélienne gère-t-elle cette nouvelle affaire ?
- Non, elle indique en avoir connaissance mais laisse le traitement du dossier aux autorités namibiennes, l'infraction présumée ayant eu lieu sur leur territoire.




