La Banque d'Israël maintient son taux à 3,25 % et relève ses prévisions de croissance

La Banque d'Israël a laissé son taux directeur inchangé à 3,25 % mercredi, après trois baisses consécutives lors de ses trois précédentes réunions. Le lendemain, l'institution a relevé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027, tout en soulignant une incertitude géopolitique persistante.

2 min de lecture2 vuesPar la rédaction
La Banque d'Israël maintient son taux à 3,25 % et relève ses prévisions de croissance
Photo : Illustration générée par IA

Le comité monétaire de la Banque d'Israël, présidé par le gouverneur Amir Yaron, a décidé de maintenir le taux directeur à 3,25 %. Cette pause intervient après des baisses successives en mai, juillet et septembre. Les économistes s'attendaient à ce statu quo, selon Globes.

Un taux stable malgré une inflation maîtrisée

L'inflation annuelle est tombée à 1,6 % en septembre, légèrement en dessous du milieu de la fourchette cible fixée par la banque centrale. Dans son communiqué, la Banque d'Israël a précisé que « l'incertitude reste élevée au vu des tensions géopolitiques ». L'institution relève toutefois que la prime de risque d'Israël est restée, sur la période examinée, à des niveaux comparables à ceux d'avant le 7 octobre 2023, même si le shekel s'est déprécié.

Croissance revue à la hausse pour 2026 et 2027

Dans ses projections publiées jeudi, la Banque d'Israël anticipe une croissance de l'économie israélienne, hors production à l'étranger, de 3,4 % en 2026 et de 5,1 % en 2027. En incluant la production des multinationales enregistrées en Israël, le produit intérieur brut total progresserait de 5,6 % cette année et de 7,5 % l'an prochain.

Le gouverneur Amir Yaron a mis en garde contre une lecture trop optimiste de cet écart. « Cette composante contribue en partie aux recettes fiscales de l'État, mais elle n'utilise ni capital ni main-d'œuvre domestiques, et l'essentiel des revenus qu'elle génère ne revient pas aux ménages israéliens », a-t-il expliqué. Selon lui, la croissance rapide de cette production à l'étranger « peut créer une image déformée du rythme réel de l'activité économique domestique ».

Les prévisions reposent sur l'hypothèse d'un maintien des combats à leur intensité actuelle, jugée faible, ce qui allégerait les contraintes pesant sur l'économie. Malgré cette amélioration attendue, la banque centrale prévoit que l'activité domestique restera, jusqu'à fin 2027, en deçà de sa tendance d'avant-guerre, en raison notamment d'une reprise lente de la participation au marché du travail.

Chômage en recul, inflation sous contrôle

La Banque d'Israël table sur un taux de chômage élargi, chez les 25-64 ans, de 4,6 % en moyenne cette année, avant un recul à 3 % en 2027. L'inflation est quant à elle projetée à 1,5 % en 2026 puis à 2,1 % en 2027, sur la base de l'évolution des prix à la consommation au quatrième trimestre.

« L'économie israélienne demeure résiliente et robuste », a affirmé Amir Yaron, tout en rappelant que « l'incertitude reste élevée au vu des développements géopolitiques ». Cette double communication, taux inchangé puis prévisions de croissance relevées, dessine la ligne que suivra la banque centrale dans les prochains mois : prudence sur le loyer de l'argent, confiance affichée sur la trajectoire économique de moyen terme. Le prochain rendez-vous du comité monétaire déterminera si cette pause se prolonge ou si l'assouplissement reprend.

Questions fréquentes

À combien s'élève le taux directeur de la Banque d'Israël ?
Il reste fixé à 3,25 %, inchangé après trois baisses consécutives en mai, juillet et septembre.
Quelle croissance la Banque d'Israël prévoit-elle pour 2026 et 2027 ?
Hors production à l'étranger, elle anticipe 3,4 % en 2026 et 5,1 % en 2027 ; en incluant cette production, 5,6 % et 7,5 %.
Pourquoi le taux a-t-il été maintenu plutôt que baissé ?
L'inflation reste proche de la cible, à 1,6 % en septembre, et les économistes s'attendaient à ce statu quo compte tenu de l'incertitude géopolitique.

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