Complot iranien contre un scientifique nucléaire israélien : quatre condamnations à Jérusalem

Le tribunal de district de Jérusalem a condamné mercredi quatre habitants du quartier de Beit Safafa dans une affaire de complot dirigé par l'Iran visant à assassiner un scientifique nucléaire israélien et sa famille. Aucun des quatre n'a été reconnu coupable d'avoir planifié le meurtre lui-même, mais d'infractions liées à leur rôle dans l'affaire. Les poursuites se poursuivent contre trois autres accusés, dont l'homme qui aurait reçu la mission d'assassinat.

2 min de lecturePar la rédaction
Complot iranien contre un scientifique nucléaire israélien : quatre condamnations à Jérusalem
Photo : Illustration générée par IA

Le parquet israélien a annoncé mercredi la condamnation de quatre résidents du quartier de Beit Safafa, à Jérusalem, dans une affaire liée à un projet d'assassinat visant un scientifique nucléaire israélien et sa famille. Selon le bureau du procureur de l'État, les quatre hommes ont plaidé coupable dans le cadre d'un accord, pour des infractions concernant leur propre rôle dans l'affaire, sans être reconnus coupables d'avoir planifié le meurtre.

Mamdouh Khader et Omri Abu Hamida ont été condamnés pour n'avoir pas empêché un acte terroriste. Mahmoud Khader et Muhammad Taha ont eux été condamnés pour avoir aidé un autre accusé à maintenir le contact avec un agent étranger. Les plaidoiries sur les peines seront entendues à une date qui n'a pas encore été fixée.

Le déroulé du complot iranien

Selon l'acte d'accusation modifié, une personne agissant pour le compte de l'Iran a contacté l'accusé Rami Alyan en septembre 2024, lui proposant une rémunération pour des missions. Le parquet affirme qu'Alyan a ensuite reçu l'ordre de constituer une cellule chargée de tuer le scientifique et sa famille.

Khader et Abu Hamida ont participé à un trajet vers l'Institut Weizmann de Rehovot. Pendant le voyage, un autre accusé aurait annoncé aux passagers que ce déplacement s'inscrivait dans une mission confiée par le contact iranien, selon l'acte d'accusation. Le personnel de sécurité a refusé l'entrée au groupe, tandis que deux autres accusés filmaient l'entrée du site. De retour à Jérusalem, Abu Hamida a demandé pourquoi les Iraniens voulaient ces images ; on lui aurait répondu qu'une personne présente sur les lieux était la cible visée. Khader et Abu Hamida n'ont pris aucune mesure pour empêcher le projet, selon l'accusation.

Mahmoud Khader a reconnu avoir aidé à pulvériser et photographier des inscriptions à Jérusalem. Il a également conduit un autre accusé pour récupérer deux grenades assourdissantes et aidé à obtenir une fausse plaque d'immatriculation de police, destinée à produire des images donnant l'apparence d'une attaque contre une voiture de patrouille.

Taha a pour sa part reconnu avoir organisé le lancement d'une grenade assourdissante contre une maison vide de Katanna, dans la zone de Jérusalem, et l'avoir filmé pour faire croire à une attaque contre un foyer juif. Il a envoyé ces images à l'accusé en contact avec l'opérateur iranien présumé, et a détenu le téléphone utilisé pour ce contact afin de rendre sa localisation plus difficile.

La procédure se poursuit contre trois autres accusés

Les poursuites continuent contre Rami Alyan, Abd al-Rahman Alyan et Muhammad Khatib. Selon le parquet, c'est l'un de ces trois hommes qui aurait reçu directement la mission d'assassinat confiée par l'Iran. Le tribunal de district de Jérusalem n'a pas encore fixé de date pour les prochaines audiences dans ce volet de l'affaire, ni pour les plaidoiries sur les peines des quatre condamnés du jour.

Cette affaire illustre la persistance des tentatives attribuées à Téhéran de viser des experts israéliens liés à la défense et au secteur nucléaire, en s'appuyant sur des réseaux locaux recrutés et rémunérés à distance.

Questions fréquentes

Les quatre condamnés ont-ils été reconnus coupables d'avoir planifié l'assassinat ?
Non. Ils ont plaidé coupable à des infractions liées à leur propre rôle, comme n'avoir pas empêché un acte terroriste ou avoir aidé à maintenir un contact avec un agent étranger, mais aucun n'a été condamné pour avoir planifié le meurtre.
Qui est visé par la suite de la procédure ?
Les poursuites se poursuivent contre trois autres accusés, Rami Alyan, Abd al-Rahman Alyan et Muhammad Khatib, dont l'un aurait reçu directement la mission d'assassinat confiée par l'Iran.
Où le complot présumé visait-il à agir ?
Selon l'acte d'accusation, des accusés se sont rendus près de l'Institut Weizmann de Rehovot dans le cadre du repérage de la cible, avant d'être refoulés par la sécurité du site.

Sources : The Jerusalem Post

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