Tsahal crée un corps dédié à la lutte contre les drones à basse altitude

Tsahal met sur pied un corps spécialisé dans la défense contre les drones évoluant à basse altitude, une menace qui s'est intensifiée depuis le 7 octobre. Piloté par le général Nadav Lotan, ce corps s'appuiera sur les bataillons déjà chargés de la protection des frontières.

2 min de lecture1 vuePar la rédaction
Tsahal crée un corps dédié à la lutte contre les drones à basse altitude
Photo : Illustration générée par IA

Le commandant des forces terrestres de Tsahal, le général Nadav Lotan, travaille à la création d'un nouveau corps consacré à la défense contre les drones à basse altitude, selon des informations rapportées par Walla et relayées par le Jerusalem Post. L'objectif est de renforcer les défenses israéliennes face à une menace qui ne cesse de croître depuis plus d'une décennie, mais qui s'est nettement aggravée depuis le massacre du 7 octobre.

Une menace venue de Gaza, du Liban et des frontières

La menace des drones volant près du sol s'est révélée au grand jour lors des attaques du Hamas à la frontière de Gaza au début de la guerre, puis durant les premières phases de la manœuvre terrestre de Tsahal dans la bande. Le Hezbollah a ensuite utilisé des drones contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban et contre des civils sur le front intérieur. Des drones particulièrement lourds, capables de transporter des charges de plusieurs dizaines de kilos, servent également à la contrebande d'armes et de drogue depuis l'Égypte et la Jordanie. Des inquiétudes croissantes portent aussi sur un risque accru dans la division de Judée et Samarie et le long de la frontière syrienne.

Parmi les appareils les plus difficiles à contrer figurent les drones à fibre optique, quasiment indétectables par les radars classiques. Les armées, dont Tsahal, s'appuient pour l'instant sur des filets, des drones intercepteurs et des tirs au sol pour y faire face. Le ministère de la Défense et Tsahal ont accéléré plusieurs projets de protection, certains menés avec des entreprises israéliennes, d'autres reposant sur l'achat de technologies étrangères.

Cinq bataillons frontaliers comme socle du nouveau corps

Le nouveau corps de défense aérienne à basse altitude s'appuiera sur cinq bataillons d'infanterie frontalière déjà chargés de protéger les frontières avec la Jordanie et l'Égypte, ainsi que la zone de la barrière de sécurité en Judée et Samarie. Ces unités conserveront leur mission de défense des frontières terrestres tout en assumant une responsabilité supplémentaire : la protection contre les menaces mobiles évoluant dans l'espace aérien proche du sol.

Selon les évaluations rapportées, un sixième bataillon rejoindra le dispositif : le bataillon de défense aérienne tactique, créé pendant la guerre pour répondre aux menaces inédites venues de Gaza et du Liban. Pour accompagner la mise en place de ce corps, Tsahal prévoit de transférer des ressources significatives des forces terrestres vers le Corps de défense des frontières, notamment du personnel formateur destiné à développer une école dédiée aux drones à vocation défensive.

Le rôle attendu du renseignement militaire

Les forces terrestres de Tsahal disposent déjà de capacités défensives notables en matière de drones, notamment via les opérations de renseignement menées par l'unité 9900 de la direction du renseignement militaire. Cette unité devrait jouer un rôle dans l'élaboration de la doctrine de combat, des méthodes opérationnelles et de l'ampleur des acquisitions technologiques et des formations liées aux drones. La constitution définitive du corps et le calendrier de son déploiement complet n'ont pas été précisés.

Questions fréquentes

Pourquoi Tsahal crée-t-elle ce nouveau corps ?
Pour renforcer la défense contre les drones évoluant à basse altitude, une menace accentuée depuis le 7 octobre par le Hamas, le Hezbollah et des réseaux de contrebande.
Sur quelles unités le corps va-t-il s'appuyer ?
Sur cinq bataillons d'infanterie frontalière déjà déployés face à la Jordanie, l'Égypte et la barrière de sécurité en Judée et Samarie, auxquels s'ajoutera un bataillon de défense aérienne tactique créé pendant la guerre.
Quels types de drones posent le plus de problèmes ?
Les drones à fibre optique, difficiles à détecter par les radars classiques, ainsi que les drones lourds utilisés pour la contrebande d'armes et de drogue.

Dossiers Gaza et le Hamas · Hezbollah et Liban · Judée et Samarie

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