Rosh Hashana 2026 : plus de 20 000 nouveaux immigrants fêtent leur première année en Israël

Plus de 20 000 nouveaux immigrants venus de plus de cent pays célèbrent cette année leur premier Rosh Hashana en tant que citoyens israéliens. Selon les données du ministère de l'Alyah et de l'Intégration et de l'Agence juive pour Israël, ce flux se poursuit malgré trois années de guerre depuis le 7 octobre 2023.

3 min de lecturePar la rédaction
Rosh Hashana 2026 : plus de 20 000 nouveaux immigrants fêtent leur première année en Israël
Photo : Drinu Cutajar / Pexels

Le nouvel an juif 2026 marque une étape particulière pour des milliers de familles arrivées récemment en Israël. Selon les chiffres publiés par le ministère de l'Alyah et de l'Intégration et l'Agence juive pour Israël, plus de 20 000 nouveaux immigrants venus de plus de cent pays s'apprêtent à fêter Rosh Hashana pour la première fois en tant que citoyens israéliens.

Une immigration venue de tous les continents

Les olim de cette année viennent d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Amérique du Sud et d'Australie. Parmi les pays d'origine cités figurent le Royaume-Uni, l'Ukraine, l'Allemagne, le Canada, l'Argentine et le Brésil. La Russie, la France et les États-Unis restent les principaux pays d'origine en nombre d'immigrants. Cette diversité géographique confirme, selon les deux institutions, une tendance qui se poursuit malgré une situation sécuritaire éprouvante depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dite « Iron Swords » à Gaza, suivie de plusieurs affrontements avec l'Iran.

Toutes les générations concernées

Ce mouvement d'alyah ne se limite pas à une catégorie de population. D'après les données transmises, 35 % des nouveaux arrivants ont entre 18 et 35 ans, preuve d'un attrait persistant chez les jeunes adultes. À l'autre extrémité du spectre, deux des olim les plus âgés ont 102 ans. Cette amplitude générationnelle illustre, selon les organismes concernés, un phénomène transversal qui traverse tous les âges et tous les milieux de la société.

Des parcours et des motivations différents

Parmi les nouveaux arrivants, Eitan Cohen, 19 ans, venu de New York, étudie à l'académie pré-militaire Eli. Il explique avoir grandi dans une famille sioniste et être devenu plus pratiquant après le 7 octobre. Il dit vouloir vivre "une expérience significative" pendant son service dans l'armée et souhaite, pour Rosh Hashana, la paix pour Israël après des années de tension.

Amiad Fredman, 33 ans, a quitté Saint-Louis, dans le Missouri, avec son épouse Joelle et leurs trois enfants, Crew, 7 ans, Emmet, 6 ans, et Shiloh, 2 ans. Il évoque le désir de donner à ses enfants un sentiment d'appartenance à la terre d'Israël et une vie communautaire plus dense. Il raconte avoir découvert, à son arrivée, les étals de pommes et de miel installés à l'entrée des supermarchés avant la fête, et la formule "Shana Tova" devenue la salutation de circonstance, signes selon lui d'une appartenance réelle au rythme collectif du pays.

Joseph et Carolyn Goldwasser, 70 ans, sont arrivés du Kansas. Ils racontent avoir voulu, depuis plusieurs années, "se tenir aux côtés d'Israël en Israël", et évoquent un voyage effectué en décembre 2024 pendant Hanouka qui a renforcé leur décision. Le couple souligne que le 7 octobre a nourri chez lui un sentiment de solidarité avec le peuple juif.

Un accompagnement institutionnel structuré

L'alyah de plusieurs de ces familles a été facilitée par l'organisation Nefesh B'Nefesh, en coopération avec le ministère de l'Alyah et de l'Intégration, l'Agence juive pour Israël, le Keren Kayemeth LeIsrael et le Jewish National Fund-USA. Cette organisation logistique, associant institutions israéliennes et organisations de la diaspora, accompagne l'installation des nouveaux arrivants, de leur transfert administratif jusqu'à leur intégration communautaire.

Un contexte politique et sécuritaire particulier

Certains témoignages relèvent le caractère singulier de cette période, alors qu'Israël se prépare à des élections. Amiad Fredman souhaite pour le pays "sécurité, calme et tranquillité d'esprit", tandis que Joseph Goldwasser insiste sur la nécessité de préserver le respect mutuel malgré la diversité des opinions et des modes de vie au sein de la société israélienne. Ces propos, attribués aux personnes interrogées, traduisent une aspiration partagée à la stabilité après plusieurs années marquées par la guerre.

Alors que ces nouveaux citoyens s'apprêtent à vivre leur première fête du nouvel an juif sur le sol israélien, leur intégration se poursuivra dans les mois à venir, entre apprentissage de l'hébreu, insertion professionnelle et construction de nouveaux repères communautaires. Les organismes d'accueil devraient publier de nouveaux bilans dans les prochains mois sur l'évolution de ce flux migratoire.

Questions fréquentes

Combien de nouveaux immigrants fêtent leur premier Rosh Hashana en Israël cette année ?
Plus de 20 000 nouveaux immigrants, venus de plus de cent pays, célèbrent leur première fête du nouvel an juif en tant que citoyens israéliens, selon le ministère de l'Alyah et de l'Intégration et l'Agence juive pour Israël.
Quels sont les principaux pays d'origine de ces nouveaux immigrants ?
Les olim viennent notamment du Royaume-Uni, d'Ukraine, d'Allemagne, du Canada, d'Argentine et du Brésil, la Russie, la France et les États-Unis figurant parmi les pays d'origine les plus représentés.
Quel organisme accompagne l'installation de ces nouveaux immigrants ?
Plusieurs familles ont bénéficié de l'accompagnement de Nefesh B'Nefesh, en coopération avec le ministère de l'Alyah et de l'Intégration, l'Agence juive pour Israël, le Keren Kayemeth LeIsrael et le Jewish National Fund-USA.

Sources : Israel Hayom

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