Netanyahou à l'ONU : un discours de fermeté pour défendre la légitimité d'Israël

Devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Benjamin Netanyahou a prononcé un discours sans concession, refusant de se justifier face aux accusations portées contre Israël. Soixante-quinze délégations ont quitté la salle pendant son intervention, cent dix-huit sont restées jusqu'au bout. L'allocution survient en pleine campagne pour les élections à la Knesset, prévues le 27 octobre.

2 min de lecture1 vuePar la rédaction
Netanyahou à l'ONU : un discours de fermeté pour défendre la légitimité d'Israël
Photo : Illustration générée par IA

Benjamin Netanyahou s'est exprimé la semaine dernière à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le Premier ministre y a défendu la légitimité d'Israël et son droit à exister face à des accusations qu'il juge infondées, dans un contexte international marqué par la pression de plusieurs capitales européennes et arabes contre la politique israélienne.

Un discours de fermeté face à l'ONU

Selon la Tribune Juive, Netanyahou n'a cherché ni les applaudissements ni l'approbation d'une salle largement acquise à ses détracteurs. Il a choisi de parler haut et clair, sans détour, pour mettre le monde face à ses propres contradictions à l'égard d'Israël. Le Premier ministre a voulu rappeler qu'Israël ne combat pas seulement pour sa propre survie, mais contre des forces qui, selon lui, menacent l'ensemble du monde libre, au premier rang desquelles la menace iranienne.

Le quotidien rapporte une formule prononcée en hébreu par Netanyahou, reprise en titre de l'édito matinal : « Am hanetsah lo mefahed mi-derekh arouka », soit « le peuple de l'éternité ne craint pas le long chemin ». Une phrase qui résume, selon la rédaction, l'esprit du discours : celui d'un pays qui refuse de se justifier en permanence et qui assume son isolement diplomatique plutôt que de rechercher un consensus de façade.

Une salle divisée, deux lectures opposées

L'éditorialiste américain Jonathan S. Tobin, rédacteur en chef du site JNS, relève que le discours a suscité deux lectures totalement opposées. Pour les soutiens de Netanyahou, il s'agissait d'une défense éloquente et nécessaire d'Israël face à des accusations infondées. Pour ses détracteurs, en Israël comme aux États-Unis, le Premier ministre est apparu déconnecté de l'opinion publique des deux pays.

Tobin souligne que soixante-quinze représentants sur les délégations présentes ont quitté la salle pendant l'intervention de Netanyahou, tandis que cent dix-huit sont restés jusqu'à la fin. Pour l'éditorialiste, la vraie question n'est pas tant la valeur intrinsèque du discours que de savoir qui, aujourd'hui, écoute encore le Premier ministre israélien, après quatre années tourmentées depuis son retour au pouvoir lors des élections à la Knesset de novembre 2022.

Un discours inscrit dans la campagne électorale

Cette intervention à l'ONU survient à trois semaines d'un scrutin législatif décisif, prévu le 27 octobre. Tobin note que le contexte électoral pèse lourdement sur la réception du discours : plusieurs titres américains, dont Haaretz, le New York Times et The Atlantic, ont publié ces derniers jours des articles mettant en cause la gestion par Netanyahou des avertissements qui auraient précédé le 7 octobre. L'éditorialiste, qui conteste la solidité de plusieurs de ces révélations, estime qu'elles s'inscrivent dans une bataille électorale où chaque camp instrumentalise l'information à son profit.

Dans ce climat polarisé, le discours new-yorkais de Netanyahou fonctionne autant comme un message adressé à la communauté internationale que comme un argument de campagne destiné à l'électorat israélien, appelé à juger, dans les urnes, la ligne diplomatique défendue à l'ONU.

Les électeurs israéliens se prononceront le 27 octobre. Ce scrutin tranchera non seulement sur l'avenir politique de Netanyahou, mais aussi, indirectement, sur la ligne qu'il a défendue à la tribune des Nations unies.

Questions fréquentes

Quand Benjamin Netanyahou a-t-il prononcé son discours à l'ONU ?
Il s'est exprimé devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York la semaine précédant le 30 septembre 2026, selon les sources disponibles.
Combien de délégations ont quitté la salle pendant son discours ?
Soixante-quinze représentants ont quitté la salle, tandis que cent dix-huit sont restés jusqu'à la fin de l'intervention, selon l'éditorialiste Jonathan S. Tobin.
Quel est l'enjeu politique de ce discours en Israël ?
Il intervient en pleine campagne pour les élections à la Knesset du 27 octobre, dans un climat de forte polarisation autour du bilan de Netanyahou.

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