Iran : Trump envisage de frapper l'industrie pétrolière, Téhéran menace de riposter
Le président américain Donald Trump étudierait, selon des sources diplomatiques citées par Israel Hayom, une frappe contre l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays. Téhéran a aussitôt répliqué par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui évoque des « travaux inachevés ».

Donald Trump aurait discuté avec ses conseillers du War Department et de la CIA d'une opération visant les infrastructures pétrolières iraniennes, selon des sources diplomatiques américaines proches de la Maison-Blanche citées par le média émirati Erem News et relayées par Israel Hayom. L'objectif affiché serait de contraindre Téhéran à des concessions avant les élections de mi-mandat américaines, prévues le 3 novembre.
Kharg, nerf de l'exportation pétrolière iranienne
L'île de Kharg concentre environ 90 % des exportations pétrolières iraniennes, avec une capacité de stockage estimée à près de 30 millions de barils. Les options évoquées par les sources incluent des frappes de précision sur les réservoirs de stockage, les pipelines, les installations de chargement, ainsi que sur des sites militaires situés sur l'île ou ailleurs dans le pays. Selon un diplomate américain cité par Israel Hayom, Trump serait disposé à explorer une escalade militaire susceptible de combiner pression économique et pression militaire sur le régime iranien.
Les discussions porteraient notamment sur la capacité d'une telle frappe à faire plier Téhéran sur son programme nucléaire et sur la réouverture du détroit d'Ormuz, deux dossiers sur lesquels l'Iran maintient des préconditions jugées inacceptables par Washington.
La riposte verbale de Téhéran
La menace intervient après un message publié par Donald Trump sur Truth Social, dans lequel il affirme que si Téhéran ne change pas rapidement de cap, "we will soon finish the job". Le président américain a lié explicitement cette coopération contre la République islamique à la survie politique de Benjamin Netanyahou, écrivant que si Israël avait "le mauvais dirigeant", les États-Unis devraient faire ce travail seuls, ce à quoi il ne serait pas disposé.
Abbas Araghchi a répondu sur X en affirmant que l'Iran avait des "unfinished jobs" de son côté. « La dernière fois que vous avez voulu finir le travail, l'Iran en est sorti plus fort. Voulez-vous retenter votre chance ? Allez-y. Mais attention, nous avons aussi des travaux inachevés », a-t-il écrit, selon JNS. Le chef de la diplomatie iranienne a par ailleurs accusé Netanyahou de pousser Washington vers une nouvelle guerre pour, selon ses mots, échapper à la prison, quelles qu'en soient les conséquences pour Israël.
Ce que l'on ignore encore
Aucune source officielle américaine n'a confirmé publiquement l'existence d'un plan de frappe précis sur Kharg : l'information provient d'un média émirati relayé par la presse israélienne, et non d'une déclaration directe de la Maison-Blanche ou du Pentagone. La prochaine étape à surveiller sera l'évolution du ton de Washington à l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, ainsi qu'une éventuelle réaction officielle iranienne au-delà des déclarations d'Araghchi sur les réseaux sociaux.
Questions fréquentes
- Pourquoi l'île de Kharg est-elle stratégique ?
- Elle concentre environ 90 % des exportations pétrolières iraniennes et dispose d'une capacité de stockage estimée à 30 millions de barils.
- Qu'a répondu l'Iran à la menace de Trump ?
- Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a averti que Téhéran avait des « travaux inachevés » et pourrait riposter en cas de nouvelle frappe.
- Cette information est-elle confirmée officiellement ?
- Non, elle provient de sources diplomatiques citées par un média émirati, relayées par la presse israélienne, sans confirmation officielle de Washington.
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