Flydubai : le copilote accusé d'avoir voulu écraser l'avion sur des tours de Tel-Aviv
Le copilote du vol Flydubai FZ1073, Hamam al-Hammami, aurait planifié de s'écraser délibérément sur des immeubles de Tel-Aviv après avoir neutralisé le commandant de bord, selon le quotidien italien Corriere della Sera. L'appareil, reliant Dubaï à Israël, avait été détourné en urgence vers l'Arabie saoudite fin septembre après la maîtrise de l'homme par le pilote et des passagers.

Le vol Flydubai FZ1073, parti de Dubaï à destination de Tel-Aviv, a été le théâtre d'une tentative de détournement déjouée de justesse. Selon le Corriere della Sera, citant le renseignement israélien, le copilote Hamam al-Hammami avait pour objectif de tuer discrètement le commandant de bord, le capitaine Smit Machchhar, puis de poursuivre la route prévue jusqu'à Tel-Aviv avant de précipiter l'appareil sur des gratte-ciel de la ville. Le plan visait, selon le quotidien italien, à agir assez vite pour empêcher le décollage de chasseurs israéliens ou l'ouverture de négociations.
Le scénario d'un détournement déjoué
D'après le Jerusalem Post, Hammami a attaqué le capitaine Machchhar avec une hache de secours, lui sectionnant presque le bras, avant de manipuler le manche puis de couper les deux moteurs. Le commandant, bien que blessé, a réussi avec l'aide de passagers à maîtriser l'homme et à sécuriser l'appareil, qui a finalement atterri en urgence en Arabie saoudite avant de rejoindre Ben Gourion. Parmi les passagers salués comme des héros figurent Yaniv Hayoun ainsi que Tali et Tzvika Menes, reçus depuis par le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Hayoun a également été félicité par le président américain Donald Trump dans une publication sur TikTok, et reçu par l'ambassadeur américain Mike Huckabee, qui lui a remis une casquette dédicacée par Trump.
Un passé d'extrémisme signalé avant son recrutement
Selon le Corriere della Sera, Hammami avait été licencié d'Oman Air en raison de positions jugées proches de l'extrémisme islamiste, avant d'être embauché par Flydubai huit mois plus tôt. Une tribune publiée dans le Jerusalem Post affirme en outre que le Maroc lui aurait également refusé l'autorisation de voler pour les mêmes motifs, une information qui n'est pas confirmée par les autres sources consultées. Le même texte rappelle que le contrôleur de l'État, Matanyahou Englman, avait averti il y a deux ans de la nécessité de revoir les dispositifs de sécurité encadrant les avions étrangers entrant en Israël et de clarifier la répartition des responsabilités entre les organismes concernés. L'éditorialiste Ben Caspit y voit la preuve que cette recommandation n'a pas été suivie d'effet, et que des dizaines de pilotes omanais ont continué d'atterrir à Ben Gourion sans que ces antécédents ne remontent aux autorités israéliennes.
Les suites de l'enquête
Les enquêteurs israéliens privilégient, à ce stade, la piste d'un acteur isolé, sans lien établi avec une organisation terroriste, selon une source citée par le Jerusalem Post et par CBS News. En Australie, où Hammami avait étudié entre 2015 et 2017 sous visa étudiant, la Victorian Joint Counter Terrorism Team, qui réunit la police fédérale, la police de l'État de Victoria et le service de renseignement intérieur ASIO, examine d'éventuels liens avec une radicalisation survenue sur le territoire australien. Selon ABC News, son visa n'avait pas été annulé pour des raisons de conduite mais parce qu'il n'était plus inscrit dans un cursus. Le Financial Times évoque pour sa part des visites de mosquées et de sites extrémistes durant son séjour. Les autorités australiennes ont indiqué qu'une mise à jour serait communiquée en temps voulu.
Questions fréquentes
- Qui est le copilote soupçonné d'avoir tenté le détournement ?
- Il s'agit de Hamam al-Hammami, embauché par Flydubai huit mois avant les faits après avoir été licencié d'Oman Air pour des positions jugées extrémistes.
- Comment l'attaque a-t-elle été déjouée ?
- Le commandant de bord, blessé à l'arme blanche, a été aidé par des passagers, dont Yaniv Hayoun, pour maîtriser le copilote et sécuriser l'appareil avant un atterrissage d'urgence.
- L'enquête établit-elle un lien avec une organisation terroriste ?
- À ce stade, les enquêteurs israéliens privilégient la piste d'un acteur isolé, tandis que l'Australie examine une éventuelle radicalisation du copilote durant ses études dans le pays.




