Israël investit 25 millions de shekels pour réduire l'écart salarial des femmes dans la high-tech
L'Autorité israélienne de l'innovation et le ministère du Travail lancent une initiative de 25 millions de shekels destinée à réduire les inégalités entre femmes et hommes dans la high-tech. Le programme vise à la fois la représentation des femmes aux postes techniques et managériaux et l'écart de salaire, estimé à 44 % en faveur des hommes.

L'Autorité israélienne de l'innovation (IIA) et le ministère du Travail et des Affaires sociales ont annoncé, mi-octobre, un investissement conjoint de 25 millions de shekels dans la formation de cadres féminines seniors, l'intégration de femmes dans l'industrie technologique, le retour à l'emploi après une longue interruption de carrière et la réduction de l'écart salarial dans le secteur de la high-tech.
Un écart salarial de 44 % documenté
Selon les données communiquées par l'IIA et le ministère du Travail, les femmes travaillant dans la high-tech gagnent en moyenne environ 23 000 NIS par mois, contre environ 33 000 NIS pour les hommes. L'écart atteint ainsi environ 10 200 NIS par mois, les salaires masculins étant supérieurs d'environ 44 % à ceux des femmes. Les deux organismes précisent que des écarts significatifs existent aussi au sein même des différentes catégories professionnelles, qu'il s'agisse de la recherche et développement, des fonctions support ou des postes de management.
Cette initiative répond à des écarts de genre persistants dans la high-tech, à la fois dans la représentation aux postes techniques et managériaux et dans les niveaux de rémunération, selon les deux institutions.
Quinze programmes pour cinq priorités
Le budget de 25 millions de shekels, qui inclut des fonds de contrepartie apportés par des organisations privées, sera réparti entre quinze programmes destinés à lever les obstacles rencontrés par les femmes dans la high-tech israélienne. Ces programmes couvrent cinq axes identifiés par l'IIA et le ministère du Travail : la promotion des femmes vers des postes de direction senior dans la high-tech, l'intégration de femmes hautement diplômées dans les industries de deep-tech, l'accompagnement du retour de femmes expérimentées dans le secteur, le soutien à la progression de carrière après un congé maternité, et la promotion de l'égalité entre les sexes au sein des entreprises technologiques.
Robi Shemesh, directrice générale du ministère du Travail et des Affaires sociales, a justifié cette approche par l'évolution démographique du marché du travail. « L'augmentation de l'espérance de vie et les changements du marché du travail nous obligent à préparer un marché de l'emploi diversifié et inclusif, adapté à toutes les tranches d'âge », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que les taux d'emploi des femmes comme des hommes commencent à décliner dès 50 ans, et que les perceptions âgistes, y compris l'âgisme intériorisé, constituent un frein important au maintien dans un emploi de qualité.
La suite pour les femmes de la high-tech
Selon Robi Shemesh, les nouveaux programmes s'inscrivent dans une approche visant à permettre aux femmes de valoriser leur expérience, leurs compétences et leurs capacités professionnelles, de se réinsérer sur le marché du travail et d'accéder à des postes à responsabilité dans des industries à forte intensité de connaissances. Les quinze programmes, financés conjointement par l'État et des partenaires privés, doivent désormais être déployés auprès des entreprises et des candidates concernées, sans calendrier précis communiqué à ce stade par l'IIA ou le ministère du Travail.
Questions fréquentes
- Quel est le montant de l'écart salarial entre hommes et femmes dans la high-tech israélienne ?
- Les femmes gagnent en moyenne environ 23 000 NIS par mois contre environ 33 000 NIS pour les hommes, soit un écart d'environ 10 200 NIS, les salaires masculins étant supérieurs d'environ 44 %.
- Qui finance cette initiative de 25 millions de shekels ?
- L'investissement est conjoint entre l'Autorité israélienne de l'innovation et le ministère du Travail et des Affaires sociales, avec des fonds de contrepartie apportés par des organisations privées.
- Combien de programmes seront financés ?
- Quinze programmes seront déployés, chacun répondant à l'un des cinq axes identifiés : management senior, deep-tech, retour à l'emploi, congé maternité et égalité en entreprise.


