À la veille des élections de mi-mandat américaines, des responsables israéliens de la sécurité jugent une nouvelle opération militaire contre l'Iran de plus en plus nécessaire. La décision finale revient à Donald Trump, tandis que le Qatar poursuit sa médiation sans percée pour l'instant.
Le chanteur britannique Boy George a été reçu lundi par le président israélien Isaac Herzog, qui l'a remercié pour sa prise de position publique en faveur d'Israël depuis les massacres du 7 octobre 2023. L'artiste, en visite à Jérusalem, doit se produire à Tel-Aviv et participer à un hommage aux victimes du festival Nova.
Les élections de mi-mandat américaines ont mis en lumière plusieurs candidats juifs ou pro-israéliens, entre réélection attendue en Géorgie, rupture retentissante dans le Michigan et incertitude sur l'avenir de Chuck Schumer au Sénat. Le scrutin se joue aussi sur fond de popularité dégradée de Donald Trump et d'annonce surprise sur l'aide militaire à Israël.
La police israélienne et le Shin Bet ont mis au jour une filière de fabrication de roquettes et d'engins explosifs dans la région de Jénine. Six résidents de la zone, âgés d'une trentaine d'années, ont été inculpés mardi après avoir admis avoir testé et amélioré ces projectiles destinés à être utilisés contre Israël et ses forces de sécurité.
L'armée américaine a frappé dans la nuit de lundi à mardi des installations militaires sur l'île iranienne de Qeshm, près du détroit d'Ormuz. Ces frappes limitées interviennent alors que Washington étudie un renseignement israélien évoquant un possible recours iranien aux armes chimiques, information accueillie avec scepticisme par plusieurs alliés. Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, eux, restent dans l'impasse.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi, lors d'une interview sur Fox News, avoir conclu un accord avec le premier ministre Benjamin Netanyahou pour mettre fin aux quelque 4 milliards de dollars d'aide militaire annuelle versés à Israël. L'annonce intervient le jour même des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, dans un climat où ce soutien est devenu un sujet de controverse dans les deux partis.
L'armée américaine a mené dans la nuit de lundi à mardi des frappes limitées contre l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, après qu'un missile sol-air iranien a visé un appareil américain. Donald Trump affirme que Téhéran veut « très fortement » mettre fin au conflit, tandis qu'un haut responsable iranien assure qu'un accord reste lointain.
Les chefs des partis d'opposition israéliens se sont réunis mardi pour la première fois depuis les élections législatives, afin de coordonner une stratégie commune en vue de remplacer le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Avec 53 sièges pour le bloc du Premier ministre contre 48 pour ses adversaires, aucun camp n'atteint la majorité de 61 députés, laissant les partis harédim en position d'arbitres. Le président Isaac Herzog doit entamer mercredi les consultations en vue de désigner le candidat chargé de former le prochain gouvernement.
Le président Isaac Herzog reçoit mercredi 4 novembre les représentants des partis à la Knesset pour entamer les consultations précédant la désignation du formateur du gouvernement. Le scrutin du 27 octobre n'a donné de majorité à aucun des deux blocs, celui de Benjamin Netanyahou et celui de Gadi Eisenkot. Une partie de la presse pousse déjà le président à privilégier une coalition large plutôt qu'un attelage appuyé sur les partis arabes ou ‘harédim.
Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a affirmé en privé qu'il refuserait de siéger dans un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou, même si Donald Trump le lui demandait personnellement. Cette position, révélée lundi par la chaîne publique KAN, complique un peu plus les tractations pour former une coalition après des élections sans majorité claire.
Les Américains votent mardi pour renouveler l'intégralité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat, dans un scrutin où les sondages donnent les Démocrates favoris. Au-delà du sort de Donald Trump, plusieurs candidats progressistes critiques d'Israël pourraient entrer au Congrès, relançant le débat sur l'avenir du soutien américain à l'État hébreu.
Au lendemain des élections législatives du 27 octobre, le Shin Bet enquête sur des soupçons de financement étranger destiné à influencer le vote arabe, tandis que la police examine un possible achat de voix au profit du parti Ra'am dans le Néguev. Les résultats officiels doivent néanmoins être transmis mercredi au président Isaac Herzog, sans changement annoncé.
Les Américains votent mardi 3 novembre pour renouveler l'ensemble de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat et de nombreux postes de gouverneurs. Au-delà du bilan de Donald Trump, dont la cote de popularité est tombée à 32 %, ces élections de mi-mandat pèseront directement sur le soutien du Congrès à Israël, notamment via la course serrée au Sénat dans le Michigan.
S'exprimant pour la première fois en public depuis sa démission, l'ancien chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi a qualifié le 7 octobre d'« échec qu'il était possible d'éviter », tout en écartant catégoriquement toute complicité interne avec le Hamas. Il a réclamé une enquête approfondie sur les défaillances sécuritaires qui ont permis l'attaque.
Donald Trump et Benjamin Netanyahou se sont entretenus par téléphone samedi au sujet de l'Iran, selon le Wall Street Journal. Le président américain a averti qu'il pourrait « donner le marteau » à Téhéran si la diplomatie échoue, tout en assurant que les négociations avec l'Iran « se déroulent bien ».
Tsahal a annoncé lundi avoir éliminé une série de terroristes du Hamas dans le nord et le sud de la bande de Gaza. Parmi eux, plusieurs membres de la force d'élite Nukhba, dont au moins deux ont participé au massacre du 7 octobre 2023. L'armée affirme que ces hommes travaillaient à reconstituer les capacités du Hamas en violation du cessez-le-feu.
Le président Isaac Herzog reçoit mercredi au palais présidentiel de Jérusalem les représentants de tous les partis élus à la Knesset le 27 octobre. Ces entretiens doivent déboucher sur la désignation du député chargé de former le prochain gouvernement, dans une Knesset où aucun bloc n'a obtenu de majorité.
Après le scrutin du 27 octobre, marqué par une participation inédite depuis 1999, aucun bloc n'atteint la majorité de 61 sièges à la Knesset. Le président Isaac Herzog ouvre cette semaine des consultations avec les partis pour désigner qui sera chargé de former le gouvernement, entre le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahou et le chef de Yashar, Gadi Eisenkot.
La bataille entre le président Karol Nawrocki et le Premier ministre Donald Tusk pour le contrôle du Tribunal constitutionnel a dégénéré le week-end dernier à Varsovie, avec l'entrée de juges escortés par des agents de l'État dans l'institution. La presse israélienne y voit un signal d'alarme pour un pays, Israël, qui a lui-même frôlé la rupture institutionnelle lors de la réforme judiciaire.
Après la 26e élection législative, aucun bloc n'a obtenu de majorité à la Knesset : Benjamin Netanyahou dispose de 53 sièges, l'opposition de 48, et les partis arabes de 19. Faute d'accord pour former un gouvernement alternatif, le bloc du changement cherche désormais à prendre le contrôle du Parlement, tandis que Netanyahou mobilise ses troupes pour empêcher tout scénario reposant sur les partis arabes.
Le sénateur brésilien Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, a quitté le Brésil pour les États-Unis malgré une interdiction judiciaire de sortie du territoire. Selon une enquête des autorités brésiliennes révélée par CNN Brasil, un ancien agent du Mossad naturalisé américain a accompagné l'opération, menée avec des soutiens en Argentine et aux États-Unis.
Selon Axios, le premier ministre Benjamin Netanyahou a demandé samedi à Donald Trump de reprendre les frappes contre l'Iran dès les élections de mi-mandat américaines passées. Washington, lui, privilégie encore la voie des négociations, tandis que des renforts militaires américains continuent d'affluer dans la région.
À deux jours des élections de mi-mandat, l'élue démocrate Haley Stevens a annoncé son soutien au candidat républicain Mike Rogers, rompant avec son propre parti. Ce revirement intervient après un différend avec le candidat démocrate Abdul El-Sayed sur Israël et l'antisémitisme, et provoque une onde de choc chez les démocrates juifs du Michigan.
Trois ans après le massacre du 7 octobre, la chaîne qatarie Al Jazeera a diffusé des documents et des images attribués à Mohammed Deif, chef de la branche armée du Hamas, retraçant mois après mois les préparatifs de l'attaque. Ces pièces montrent une réunion secrète dès février 2023 et un ordre d'opération final signé deux jours avant le massacre. Leur authenticité n'a pas été vérifiée de façon indépendante.