Alya 2026 : plus de 20 000 nouveaux immigrants juifs accueillis en Israël en un an
Plus de 20 000 juifs venus d'une centaine de pays ont immigré en Israël au cours de la dernière année, selon un communiqué conjoint du ministère de l'Alya et de l'Intégration et de l'Agence juive publié à la veille de Rochana. La France, la Russie et les États-Unis restent les principaux pays d'origine, avec une progression notable en provenance de France et du Royaume-Uni.

Le ministère de l'Alya et de l'Intégration et l'Agence juive ont annoncé, dans un communiqué publié lundi à la veille de Rochana, l'arrivée de plus de 20 000 nouveaux immigrants juifs en Israël au cours de l'année écoulée. Ces olim, terme désignant les juifs qui immigrent en vertu de la Loi du Retour, proviennent d'environ 100 pays différents. « Pour plus de 20 000 nouveaux olim, c'est leur premier Rochana à la maison, dans l'État d'Israël », a déclaré le ministre de l'Alya et de l'Intégration, Ofir Sofer, cité dans le communiqué.
Un flux migratoire en hausse depuis les pays occidentaux
Selon le communiqué, la majorité des nouveaux arrivants viennent de Russie, de France et des États-Unis. Ofir Sofer a toutefois souligné une hausse significative de l'immigration depuis la France et le Royaume-Uni, une tendance qu'il juge appelée à « se poursuivre et se renforcer » dans les prochaines années. Cette dynamique confirme un mouvement déjà observé les années précédentes concernant l'alya en provenance des pays occidentaux.
Qui sont les nouveaux immigrants ?
Le profil démographique des olim retient l'attention des autorités : plus d'un tiers des nouveaux arrivants ont entre 18 et 35 ans, auxquels s'ajoutent de nombreuses familles venues, selon le ministre, « construire un avenir pour leurs enfants en Israël ». Le communiqué précise également que 414 médecins figurent parmi les nouveaux immigrants, aux côtés de professionnels d'autres secteurs jugés prioritaires par l'État. Pour Ofir Sofer, « chaque oleh qui arrive renforce la société, l'économie et la résilience du pays », l'alya constituant selon lui « une composante centrale » de l'avenir d'Israël.
Des mesures d'accompagnement pour l'intégration
Afin de faciliter l'installation de ces nouveaux arrivants, le ministre de l'Alya et de l'Intégration et le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, ont lancé une réforme fiscale destinée à faciliter l'intégration économique des immigrants. Le communiqué ne détaille pas le contenu précis de cette réforme, mais la présente comme un levier pour accompagner l'insertion des olim dans le marché du travail israélien. Pour les familles qui s'installent, la question du logement reste centrale ; à ce sujet, le processus d'achat d'un bien immobilier en Israël suit des étapes spécifiques que les nouveaux arrivants doivent connaître avant de se lancer.
Des programmes ciblés pour le nord et le sud du pays
L'Agence juive a par ailleurs développé des filières d'alya dédiées au nord et au sud d'Israël, régions présentées dans le communiqué comme les plus touchées, sur les plans démographique, communautaire et économique, durant la période de conflit récente. Parmi ces initiatives figure le modèle « Garinei Aliyah » (« graines d'immigration »), qui consiste à faire arriver ensemble des groupes de jeunes familles immigrantes, absorbées collectivement dans des communautés et des municipalités locales. Le communiqué ne précise pas le nombre de familles concernées par ce dispositif à ce jour.
Réactions de l'Agence juive
Le général de réserve Doron Almog, président de l'Agence juive, a salué ce mouvement migratoire en des termes appuyés. « L'alya est une expression profonde d'amour inconditionnel, de confiance dans l'avenir de l'État d'Israël et dans la capacité du peuple juif à construire ici, ensemble, le prochain chapitre de l'entreprise sioniste », a-t-il déclaré. Il a ajouté que, « même dans une année complexe et difficile, des milliers de juifs venus de chaque coin du monde ont choisi de faire le grand pas et d'appeler Israël leur foyer », qualifiant l'alya de « réponse la plus forte à chaque défi » auquel le pays fait face.
Ces chiffres, publiés à la veille des fêtes de Tichri, dessinent une tendance que les autorités israéliennes entendent accompagner par de nouveaux dispositifs fiscaux et territoriaux. Reste à voir si la réforme fiscale annoncée par Ofir Sofer et Bezalel Smotrich produira des effets mesurables sur l'intégration économique des olim dans les mois à venir, et si le rythme d'arrivée observé cette année se maintiendra depuis la France et le Royaume-Uni.
Questions fréquentes
- Combien de nouveaux immigrants juifs sont arrivés en Israël cette année ?
- Plus de 20 000 juifs venus d'environ 100 pays ont immigré en Israël au cours de la dernière année, selon le ministère de l'Alya et de l'Intégration et l'Agence juive.
- Quels pays fournissent le plus d'immigrants juifs vers Israël ?
- La majorité vient de Russie, de France et des États-Unis, avec une hausse marquée observée depuis la France et le Royaume-Uni.
- Quelles mesures existent pour aider les nouveaux immigrants à s'intégrer ?
- Une réforme fiscale a été lancée par le ministre de l'Alya et le ministre des Finances pour faciliter l'intégration économique, en complément de programmes comme les « Garinei Aliyah » pour le nord et le sud du pays.
Sources : JNS




