Aliyah : plus de 20 000 immigrants juifs arrivés en Israël en un an, portés par l'Occident

Plus de 20 000 Juifs originaires de plus de 100 pays ont fait leur aliyah vers Israël au cours de l'année écoulée du calendrier hébraïque, selon un rapport conjoint du ministère de l'Aliyah et de l'Intégration et de l'Agence juive. Russie, France et États-Unis fournissent les plus gros contingents, mais la progression la plus marquée vient des pays occidentaux comme l'Australie et le Royaume-Uni.

3 min de lecturePar la rédaction
Aliyah : plus de 20 000 immigrants juifs arrivés en Israël en un an, portés par l'Occident
Photo : Drinu Cutajar / Pexels

Plus de 20 000 nouveaux immigrants, appelés olim, sont arrivés en Israël entre le 23 septembre 2025 et le 3 septembre 2026, année 5786 du calendrier hébraïque. Le rapport, publié à l'approche de Rosh Hashanah, souligne la part croissante des pays occidentaux dans ce mouvement, alors même que la période reste marquée par une situation sécuritaire complexe.

Une aliyah tirée par la Russie, la France et les États-Unis

La Russie arrive en tête avec 5 685 nouveaux immigrants, devant la France (4 364) et les États-Unis (3 333). Suivent le Royaume-Uni (975), l'Ukraine (797), la Biélorussie (491), le Canada (440), l'Australie (247), l'Argentine (243), la Géorgie (241), puis l'Allemagne et l'Afrique du Sud, à égalité avec 210 arrivants chacune, et le Brésil (200).

Au-delà des arrivées effectives, le rapport relève une hausse historique du nombre de dossiers d'aliyah ouverts auprès du Centre mondial de l'aliyah de l'Agence juive à Jérusalem. L'Australie enregistre la plus forte progression, avec 89,7 % de dossiers supplémentaires, devant le Royaume-Uni (+68 %), la France (+31,5 %), les États-Unis (+17,1 %), l'Afrique du Sud (+14,3 %) et le Canada (+10,7 %). Ouvrir un dossier ne garantit toutefois pas une installation effective en Israël.

Un profil marqué par la jeunesse

Selon la ventilation par âge, 24 % des olim ont moins de 18 ans et 35 % ont entre 18 et 35 ans, soit près de deux nouveaux immigrants sur trois âgés de moins de 35 ans. Les tranches plus âgées restent minoritaires : 18 % entre 36 et 50 ans, 9 % entre 51 et 60 ans, 5 % entre 61 et 65 ans et 10 % au-delà de 66 ans. Les deux doyens de la promotion, l'un venu de Russie et l'autre de France, avaient tous deux 102 ans à leur arrivée, tandis que le plus jeune immigrant était un nourrisson de deux semaines arrivé du Mexique avec sa famille.

Cette jeunesse relative facilite l'apprentissage de l'hébreu et l'adaptation à l'économie israélienne. Des cours de langue et des formations préparatoires sont proposés dans les pays d'origine avant le départ, souvent lors d'événements publics organisés dans plusieurs villes du monde en 2025 pour accompagner les candidats à l'aliyah.

Tel-Aviv en tête des villes d'accueil

Tel-Aviv a accueilli le plus grand nombre de nouveaux arrivants, avec 2 762 olim, devant Netanya (2 224), Jérusalem (2 134), Haïfa (1 504) et Ra'anana (1 042). Suivent Bat Yam (957), Ashdod (846), Beit Shemesh (680), Ashkelon (534) et Rishon LeZion (450). Plus au nord, Nahariya a absorbé 307 nouveaux immigrants ; plus au sud, Eilat en a accueilli 132. Environ 31 % des olim se sont installés au nord de Hadera ou au sud d'Ashdod, une répartition qui traduit un intérêt pour des villes périphériques, parfois plus abordables que le centre du pays.

Réactions officielles et défis de l'intégration

Ofir Sofer, ministre de l'Aliyah et de l'Intégration, a salué une année où « plus de 20 000 nouveaux immigrants célèbrent leur premier Rosh Hashanah chez eux, dans l'État d'Israël », estimant que ce choix, opéré « au cours d'une année complexe et difficile », constitue un « puissant message sioniste et national ». Il a ajouté que la tendance venue des pays occidentaux devrait se poursuivre, une opportunité que l'État ne peut, selon lui, se permettre de manquer.

Doron Almog, président de l'Agence juive, a qualifié ces chiffres d'« essence du sionisme », estimant que l'aliyah demeure « la réponse la plus forte à chaque défi » auquel Israël fait face. Le rapport ministériel rappelle que ce choix reflète, selon ses termes, le lien durable entre le judaïsme mondial et l'État d'Israël.

Sur le terrain, le logement et l'emploi restent les principaux obstacles à l'intégration. Des réformes ont été engagées pour accélérer la reconnaissance des diplômes professionnels, en particulier dans le secteur de la santé, confronté à une pénurie chronique de médecins, d'infirmiers et de pharmaciens. Les organisations d'accompagnement poursuivent leur soutien logistique et administratif aux nouveaux arrivants une fois installés dans le pays.

Reste à savoir si la dynamique observée cette année se confirmera au-delà du seul effet d'annonce des dossiers ouverts. Le gouvernement israélien mise sur la poursuite de cette hausse, tandis que les futurs olim devront composer avec les mêmes défis d'accès au logement et à l'emploi que leurs prédécesseurs.

Questions fréquentes

Quels pays fournissent le plus de nouveaux immigrants en Israël ?
La Russie (5 685), la France (4 364) et les États-Unis (3 333) arrivent en tête, selon le rapport du ministère de l'Aliyah et de l'Agence juive.
Quelle est la ville israélienne qui accueille le plus de nouveaux immigrants ?
Tel-Aviv arrive en tête avec 2 762 nouveaux arrivants, devant Netanya, Jérusalem et Haïfa.
Le nombre de dossiers d'aliyah ouverts garantit-il une installation en Israël ?
Non, le rapport précise que l'ouverture d'un dossier auprès du Centre mondial de l'aliyah ne signifie pas nécessairement que la personne s'installera en Israël.

Sources : JForum, The Jerusalem Post

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