Tsahal rappel au Liban que la paix se fait avec Jérusalem

L’armée israélienne confirme la mort du commandant des forces Radwan Hashul. Le Liban craint qu’Israël ne reprenne ses assassinats ciblés contre de hauts responsables du Hezbollah. L’assassinat du commandant des forces Radwan suscite des inquiétudes à Beyrouth quant à l’escalade des tensions. Une source politique libanaise avertit : « Si le Hezbollah intensifie ses opérations militaires, le cessez-le-feu pourrait s’effondrer. »

Les Libanais se réveillent ce matin en constatant que le sud du pays n’est pas le champ de bataille exclusif entre Israël et le Hamas, et qu’Israël peut continuer à frapper n’importe où. L’idée selon laquelle le sud du pays est l’affaire du Hezbollah, et que le reste du pays peut vivre tranquillement sans avoir à prendre sa part dans le désarmement du Hezbollah, s’est évanouie le temps d’une frappe au cœur de Beyrouth.

C’est aussi un avertissement au gouvernement libanais, qui s’est rapproché de l’Arabie saoudite, laquelle freine tout rapprochement avec Israël. Tsahal lui a rappelé qui était son voisin, et que la paix dépend de Jérusalem, non de Riyad.

Autre message : Trump ne fait pas tout au Moyen-Orient et, si Israël lui a donné sa chance pour négocier avec le tyran iranien, personne ne se fait d’illusions. L’Iran ne conclura aucun accord honnête et Trump, qui se gargarisait de faire la paix en 48 heures en Ukraine, sera obligé d’admettre son erreur. Si les idiots européens, malgré leur bonne volonté, n’ont rien réussi à obtenir en 25 ans, lui aboutira, avec cette méthode, à moins que rien, sauf à amuser la galerie, qui s’est lassée de ses sketches et attend de l’action plus que des tergiversations, lesquelles ne font que repousser les échéances. À moins qu’il ne décide d’un retrait en rase campagne, ce qui serait une honte absolue pour l’Amérique. Ce ne sera pas pour autant une victoire du régime. La population sera obligée de prendre son destin en main, sans trop compter sur l’aide extérieure. Ce sera alors une guerre civile.

Cette guerre civile, c’est aussi ce qui attend le Liban face au Hezbollah, et l’élimination d’hier soir vient rappeler aux Libanais que, s’ils veulent en finir avec les agents iraniens au Liban, ils devront se bouger eux-mêmes.

L’armée israélienne a confirmé officiellement aujourd’hui (jeudi) la mort du commandant de la Force Radwan, Ahmed Ghalib Balut, à Dahiyya, près de Beyrouth. Le Liban suit de près l’évolution de la situation. À Beyrouth, les autorités voient dans cet incident un possible signal d’Israël quant à un retour à sa politique d’assassinats ciblés contre de hauts responsables du Hezbollah. Parallèlement, les responsables libanais avertissent qu’une riposte significative du Hezbollah pourrait raviver les hostilités et entraîner la rupture du fragile cessez-le-feu. Au Liban, des frappes de l’armée israélienne ont été signalées ce matin à Nabatieh.

Une source politique a déclaré ce matin au média libanais Nidaa al-Watan qu’« Israël, dans le cadre de sa pression continue sur le Hezbollah et l’État libanais, pourrait reprendre les assassinats à grande échelle visant de hauts responsables du Hezbollah. »

Il a déclaré que le moment choisi pour l’attaque d’hier à Dahiyeh, à Beyrouth, coïncidant avec les déclarations du président américain Donald Trump concernant un possible accord avec l’Iran , « confirme la dissociation des dossiers libanais et iranien. Israël insiste sur l’élimination de la menace du Hezbollah avant de mettre fin à ses activités au Liban, indépendamment des résultats des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. »

Des citoyens libanais qui ont fui la Dahiyya à Beyrouth
Citoyens libanais ayant fui la Dahiyya à Beyrouth en mars dernier

Une source politique libanaise a averti que toute escalade de la part de l’organisation terroriste pourrait rapidement plonger le Liban dans une situation explosive. « La riposte du Hezbollah à l’assassinat déterminera le cours des événements », a-t-elle souligné. « Si l’organisation intensifie ses opérations militaires, le cessez-le-feu pourrait être rompu et les combats pourraient reprendre à Beyrouth et à Dahiyya. Cela compromettrait également le processus de paix et les négociations entre le Liban et Israël, où une troisième rencontre entre les deux parties est prévue dans les prochains jours. »

Radwan Power
Radwan Force, archives 

« Israël est dans une impasse au Sud-Liban, et les opérations offensives visent également à mettre fin à la guerre d’usure qui lui est menée dans cette région », a-t-il poursuivi. Toutefois, a-t-il ajouté, « plus le conflit s’étend, plus il sera difficile pour les forces israéliennes de faire face à la guérilla en cours ».

Il a tenté de relancer le « plan de conquête de la Galilée » et a dirigé des actions terroristes : qui était Ahmed Ghalib Balut ?

  • Durant ses années au sein du Hezbollah, Balut a occupé plusieurs postes dans l’unité de la Force Radwan, notamment celui de commandant des opérations de l’unité.
  • Il était notamment responsable de la préparation de Radwan au combat contre les forces de Tsahal.
  • Pendant la guerre, et plus particulièrement récemment, Ghalib Balut a été impliqué dans la direction de terroristes de Radwan et a commandé des dizaines de complots terroristes contre les forces de Tsahal au Liban.
  • Parmi les opérations qu’il a commandées, on compte des tirs antichars contre les forces ennemies et le déclenchement d’engins explosifs.
  • En outre, il a œuvré à promouvoir les activités de réhabilitation de l’unité des forces Radwan, puis à mettre en œuvre le « Plan de conquête de la Galilée », qui fut le plan phare de l’unité au fil des ans.

JForum.Fr et N12

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