L’Iran assoit son contrôle : publication des nouvelles réglementations de passage dans le détroit d’Ormuz

L’Autorité du Détroit et du Golfe Persique (PGSA) a annoncé un nouveau mécanisme de licence exigeant le paiement en rials, des compensations pour dommages de guerre et l’usage exclusif du terme « Golfe Persique » dans les documents de navigation comme conditions de passage dans ce détroit stratégique.

JDN

Le gouvernement iranien a officiellement publié aujourd’hui le nouvel ensemble de règles régissant la navigation dans le détroit d’Ormuz, transférant le contrôle de cette voie navigable internationale aux mains de l’Autorité du Détroit et du Golfe Persique (PGSA).

Selon ce nouveau mécanisme, tout navire souhaitant traverser le détroit est tenu de soumettre une demande officielle par courrier électronique à l’adresse dédiée de l’Autorité et d’obtenir une autorisation préalable avant de pénétrer dans les eaux territoriales.

Paiement en rials et garanties bancaires

Les nouvelles réglementations, basées sur un projet de loi de 11 articles adopté par le Parlement iranien, stipulent que la perception des taxes de passage s’effectuera exclusivement en rial, la monnaie nationale iranienne.

De plus, les compagnies maritimes devront émettre des garanties bancaires via des institutions financières iraniennes agréées. Ces mesures sont perçues par la communauté internationale comme une tentative de l’Iran de contourner le système financier mondial et de renforcer sa monnaie locale à l’ombre des sanctions.

Compensations de guerre et sanctions politiques

Une autre clause controversée du règlement stipule que les pays ayant causé des dommages économiques ou militaires à l’Iran lors des récents combats devront verser des indemnités complètes avant qu’un permis de passage ne leur soit délivré.

En outre, l’Autorité a annoncé que les navires appartenant à des pays ayant imposé des sanctions à l’Iran ou gelé ses avoirs à l’étranger ne recevront aucune autorisation de passage. Il s’agit d’une utilisation flagrante du détroit d’Ormuz comme levier de pression politique face à l’Occident et aux pays du Golfe soutenant les États-Unis.

Exigences terminologiques et sanctions en cas de violation

Les règlements incluent également une exigence de terminologie politique : tous les documents officiels et la correspondance avec l’Autorité doivent impérativement utiliser l’appellation « Golfe Persique ».

Téhéran prévient que le non-respect de l’un de ces articles entraînera le retard et l’immobilisation du navire par les forces navales des Gardiens de la Révolution, ainsi qu’une lourde amende s’levant à 20 % de la valeur de la cargaison à bord.

Réactions internationales

À Washington, on a rapidement condamné cette initiative iranienne, la qualifiant de « piraterie sous couvert de la loi ». Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a précisé que les États-Unis ne reconnaîtraient pas l’autorité de cette nouvelle instance et que la liberté de navigation à Ormuz n’était pas négociable.

Cependant, malgré l’escalade des tensions dans la région, des compagnies maritimes internationales ont déjà commencé à examiner ce nouveau mécanisme afin d’éviter toute perturbation de l’approvisionnement énergétique mondial.

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