Trump Furieux et désemparé s’en prend à ses conseillers

Furieux contre ses conseillers, blâmant l’Europe et craignant pour son avenir politique : voici comment Trump a mené l’opération.

Le Wall Street Journal a révélé les événements qui ont suivi la destruction de l’avion américain en Iran : Trump a hurlé sur ses conseillers, exigeant le sauvetage immédiat de l’équipage et lançant un avertissement : « Regardez ce qui s’est passé sous Carter. Cela leur a coûté l’élection. » Le journal a également révélé la décision surprenante de Trump, après sa conversation avec Netanyahu, d’entrer en guerre dans une région qu’il a qualifiée de « sang et de sable ».

Après la destruction de l’avion américain dans le ciel iranien et alors que le sort des deux membres d’équipage restait inconnu –, le président américain Donald Trump s’est emporté pendant des heures contre ses conseillers. C’est ce que rapporte le Wall Street Journal aujourd’hui (dimanche), qui précise que le président a reproché à plusieurs reprises aux Européens leur inaction. Selon le journal, Trump a ensuite évoqué la crise des otages en Iran sous la présidence de Jimmy Carter et a lancé un avertissement : « Regardez ce qui s’est passé, ça leur a coûté l’élection. Quel fiasco ! »

Trump a alors exigé une intervention immédiate pour secourir les deux membres d’équipage, et l’armée américaine – qui ne se trouvait pas sur le sol iranien – a été contrainte d’élaborer un plan d’action en terrain dangereux. Un haut responsable de l’administration américaine a confié au Journal que les conseillers du président l’avaient tenu à l’écart de la pièce à ce moment-là, tout en étant régulièrement informés – de crainte que son impatience ne compromette les opérations. « Ils ne le tenaient au courant qu’aux moments critiques », a-t-il ajouté.

Selon le rapport, après le sauvetage du pilote et alors que le navigateur se trouvait encore en territoire iranien, Trump a décidé d’attaquer l’Iran sur les réseaux sociaux, exigeant l’ouverture du détroit d’Ormuz, principal levier d’influence de Téhéran dans ce conflit. D’après des sources ayant parlé au Journal, Trump se méfie des risques encourus par les troupes et s’est opposé à l’envoi de forces terrestres pour occuper l’île pétrolière, même s’il avait été informé de la faisabilité et du succès probable de l’occupation de la zone. Ces mêmes sources ont indiqué que le président craignait de lourdes pertes parmi les soldats américains.
Par ailleurs, le président a souvent proféré des menaces en ligne – y compris de destruction de la civilisation iranienne – apparemment dans le but de faire progresser les négociations avec la République islamique. Dans le même temps, des responsables de la Maison Blanche ont déclaré qu’ils pensaient qu’une percée était possible dans les négociations avec l’Iran dans les prochains jours et qu’ils envisageaient des pourparlers supplémentaires au Pakistan.

La décision de Trump d’entrer en guerre a surpris nombre de ses proches, car durant son premier mandat, il avait décrit la région comme un « champ de bataille », justifiant ainsi son refus de s’engager dans un conflit au Moyen-Orient. Mais après un briefing du Premier ministre Benjamin Netanyahu en février, et des échanges répétés avec ses alliés et le sénateur Lindsey Graham, Trump a déclaré avoir « confiance dans l’armée pour mener à bien cette mission ». Lors de discussions avec ses conseillers, il leur a présenté la perspective d’une « victoire rapide » au Venezuela.
Au début de la guerre, rapportait le Journal, Trump n’a guère œuvré pour convaincre l’opinion publique américaine de son importance et s’est dit frustré par le manque de reconnaissance de ses actions. La porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Levitt, a déclaré que cette frustration était due à une « couverture médiatique injuste de l’administration », et l’équipe du président lui a présenté des sondages montrant que les combats pénalisaient les candidats républicains.

Deux hauts responsables ont toutefois indiqué que Trump pensait qu’une victoire sur l’Iran lui donnerait l’occasion de remodeler l’ordre mondial, ce qu’il n’avait pas réussi à faire lors de son premier mandat. Une autre source a confié au Journal qu’au début de la guerre, le président américain avait déclaré : « Si nous agissons correctement, nous sauverons le monde. »

JForum.Fr & YNET

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