Trois personnes sont décédées sur un bateau de croisière, le MV Hondius, qui relie Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert. Elles sont mortes du hantavirus. Hanta-quoi ?
Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, tels que des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections, ainsi que l’inhalation de poussière contaminée, peuvent provoquer une infection.
« La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols, contaminés par les excrétas des animaux infectés (urines, déjections salive), aux cours d’activités en forêt ou dans des locaux proches de la forêt et longtemps inhabités. Ainsi que lors d’activités dans des zones rurales où les champs et les fermes offrent un habitat favorable pour les rongeurs réservoirs », indique le site de l’Agence nationale de santé publique française.
Lorsqu’ils affectent l’être humain, les hantavirus peuvent être responsables d’infections de gravité variable, parfois mortelles. Les premiers symptômes cliniques sont généralement ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires.
200 cas chaque année
Les deux maladies les plus communes causées par une infection à hantavirus sont « le syndrome pulmonaire à hantavirus » (SPH), que l’on retrouve sur le continent américain, et « la fièvre hémorragique avec syndrome rénal » (FHSR), que l’on retrouve surtout en Europe et en Asie.
Selon le site des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), 38 % des personnes qui développent des symptômes respiratoires peuvent décéder des suites de la maladie. Environ 200 cas de syndrome pulmonaire à hantavirus surviennent chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud, selon le site de l’agence de la santé publique du Canada.
A l’origine, la guerre de Corée
Il existe de nombreux types d’hantavirus, qui se distinguent par leur répartition géographique et leur tableau clinique. Selon le site Internet de l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), « un seul type de virus, extrêmement rare, peut se transmettre d’un être humain à un autre ». Les types d’hantavirus sévissant en Europe et en Asie peuvent être à l’origine de dysfonctionnements rénaux, voire d’une insuffisance rénale aiguë. La létalité varie selon les virus et peut aller jusqu’à 15 % des cas, selon l’OFSP.
Ils sont présents sur tous les continents et doivent leur nom à la rivière Hantaan, à la frontière entre les deux Corée. Durant la Guerre de Corée (1950-1953), plus de 3.000 soldats sont tombés gravement malades après avoir été infectés par ces virus, indique l’OFSP.
En l’absence de vaccin comme de médicaments spécifiques contre les hantavirus, les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes.
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