M. Le Pen rencontre Joshua Zarkal – Macron humilié

La vengeance d’Israël contre Macron : une rencontre officielle sans précédent avec Marine Le Pen.

L’ambassadeur d’Israël en France, Yehoshua Zarka, a rencontré officiellement Marine Le Pen, présidente du parti à l’Assemblée nationale. Ce parti, fondé par son père antisémite, a connu une transformation radicale depuis qu’elle en a pris la tête, et Israël lui accorde désormais une reconnaissance officielle.

Israël met fin à un boycott de longue date du parti d’extrême droite français après avoir confirmé la rencontre de son ambassadeur avec Marine Le Pen. Suite à l’hostilité manifestée par le président français Macron, appartenant au camp de centre-gauche, envers Israël pendant la guerre, il a été décidé de « virer à droite » en organisant une rencontre officielle avec le dirigeant du parti de droite.

L’ambassade d’Israël en France a confirmé aujourd’hui (jeudi) que l’ambassadeur Yehoshua Zarka a rencontré officiellement Marine Le Pen , la dirigeante de l’extrême droite. Cette initiative marque un tournant radical dans la politique étrangère israélienne, le pays ayant jusqu’à présent évité tout contact avec Mme Le Pen et son parti.

La rencontre, initialement rapportée par les médias français, s’est tenue secrètement mercredi. Dans un communiqué de confirmation, l’ambassade a indiqué au journal Le Parisien que « l’ambassadeur d’Israël en France, Yehoshua Zarka, a rencontré la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen ».

Dans le même temps, Macron fait tout pour tenter de saboter le rapprochement entre le Liban et Israël, où il est devenu persona non grata. Le refus du président Joseph Aoun d’un entretien direct avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit sans doute beaucoup à la pression d’une France vexée d’avoir été mise à l’écart. Il faut dire que Macron avait tissé des liens étroits avec le Hezbollah, qui lui avait fait miroiter la reconstruction du port de Beyrouth lors de sa visite après l’explosion.

En rencontrant Joshua Zarka, la chef de file des députés RN continue de tisser sa toile au sein des cercles diplomatiques.

Aucune communication officielle n’a été faite au sujet de cette rencontre. Ni du côté de l’entourage de Marine Le Pen, ni du côté de l’ambassade israélienne en France. Pourtant, selon une information de la radio RCJ que Le Figaro est en mesure de confirmer, la triple candidate à l’Élysée a été discrètement reçue ce mercredi par Joshua Zarka, représentant de l’État hébreu depuis 2023. Une entrevue qualifiée de «positive» par une source diplomatique citée par le média communautaire, qui précise par ailleurs qu’aucune photo des deux n’a été prise ensemble, contrairement à l’entrevue de la veille entre Marine Le Pen et l’ambassadeur du Liban, Rabih Chaer.

Avec en toile de fond les premiers pourparlers directs entre Tel-Aviv et Beyrouth aux États-Unis, en vue d’un cessez-le-feu avec le Hezbollah, fortement implanté dans le sud du Liban, la chef de file des députés RN continue de tisser sa toile au sein des cercles diplomatiques. Tentant peut-être, au passage, de ménager la chèvre et le chou. Certes, la figure nationaliste a été pendant deux ans un soutien d’Israël dans sa volonté d’éradiquer le Hamas à Gaza, en réponse à l’attaque du 7 octobre 2023 ayant causé la mort de 1200 civils. N’avait-elle pas estimé, au printemps 2025, avant l’arrêt fragile des combats à l’automne, que l’État juif – accusé par la communauté internationale de provoquer une situation humanitaire catastrophique dans l’enclave palestinienne – «faisait ce qu’il peut dans une situation extrêmement difficile»  ? Qu’il était confronté à «un mouvement terroriste qui se planque au milieu des civils, se cache dans les hôpitaux, les écoles, et se sert de la population civile comme bouclier humain» ?

Mais elle a depuis pris ses distances avec Israël, appelant début avril la France à «protéger le Liban, sa population et sa souveraineté», alors que Beyrouth a été la cible de frappes intenses la semaine dernière. «Ce pays est une nouvelle fois la victime collatérale des tensions dans la région, subissant des bombardements massifs sur sa capitale», avait-elle écrit sur X, soutenant la proposition d’Emmanuel Macron «d’inclure le Liban dans le cadre du cessez-le-feu régional». Quelques jours plus tôt, elle reconnaissait à l’État hébreu «le droit, et même le devoir, de se défendre et d’assurer la sécurité de son territoire et de ses habitants», dans le même temps qu’elle sommait cette «seule démocratie de la région» de «respecter les règles du droit international, notamment relatif aux conflits armés».

La rencontre entre Marine Le Pen et Joshua Zarka a beau s’inscrire dans un contexte de fortes tensions au Proche-Orient, elle n’a rien d’anodin. Bien au contraire : elle permet à l’élue du Pas-de-Calais de poursuivre son opération de séduction de la communauté juive en France, très attachée à Israël, tout en cherchant à s’affranchir du poids de l’histoire de son parti en matière d’antisémitisme. Après avoir participé, avec sa mentor, à la grande marche républicaine de l’automne 2023 contre ce fléau, Jordan Bardella s’était rendu en Israël en mars 2025, où il avait visité des sites attaqués le 7 octobre et participé à une conférence sur la haine antijuive organisée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Marine Le Pen, elle, a promis de s’y rendre dès qu’elle sera officiellement conviée.

JForum.Fr & le Figaro

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