L’Iran sur le point de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz main dans la main avec Oman

Un accord dramatique en vue ?

L’Iran et Oman se rapprochent d’un accord qui va changer les règles du jeu dans le détroit d’Ormuz : les voies de navigation seront partagées entre les deux pays, et à Téhéran, on parle déjà de percevoir des « frais de service ». Aux États-Unis, on met en garde : il s’agit d’un précédent dangereux. Tous les détails.

Kol réga’ – Meir Shalem

Un drame qui secoue le Moyen-Orient : l’Iran est sur le point d’atteindre l’un de ses objectifs les plus significatifs depuis le début de la guerre. Selon un rapport publié ce matin (mardi) dans le New York Times, Téhéran et Oman façonnent un accord susceptible de modifier les règles du jeu dans le détroit d’Ormuz, de leur accorder un contrôle effectif sur cette voie maritime stratégique — et même d’ouvrir la voie à la perception de redevances auprès des navires qui y transitent.

Selon des sources informées des détails de l’accord, les navires entrant dans le Golfe emprunteront la voie nord, proche des côtes iraniennes, tandis que les navires en sortant navigueront sur la voie sud, proche d’Oman.

D’après le rapport, l’accord devrait également inclure la perception de paiements. Côté iranien, on affirme qu’il ne s’agit pas de droits de transit, mais de « frais de service » destinés à financer la sécurité des pétroliers et à gérer l’impact environnemental. Les revenus devraient être partagés équitablement entre l’Iran et Oman.

Une source américaine a rejeté les prétentions iraniennes, précisant que toute voie temporaire établie dans le détroit ne nécessiterait pas l’approbation de l’Iran et ne comporterait aucune perception de frais.

L’Iran persiste à affirmer qu’après le déclenchement de la guerre, le détroit d’Ormuz ne redeviendra plus une voie d’eau internationale ouverte au libre passage. Les États-Unis rejettent catégoriquement cette position. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a averti :

« Si nous créons un précédent au Moyen-Orient où un pays peu t décider qu’il contrôle une voie d’eau internationale, impose une taxe et fait sauter vos navires si vous ne payez pas — nous créons un précédent très dangereux qui se répétera dans d’autres régions du monde. »

Le président des États-Unis, Donald Trump, a également évoqué le sujet hier soir, affirmant que le détroit d’Ormuz pourrait rouvrir « dès demain ». Selon lui, la première étape est la réouverture du détroit, suivie de la phase de démilitarisation nucléaire.

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