« C’est exaspérant »
Mimran critique vivement la Cour suprême : « Les enfants des familles de l’étude de la Tora sont punis, ceux des terroristes sont récompensés »
L’animateur Avi Mimran a fustigé la politique de sanctions et les décisions juridiques en Israël, comparant le traitement des familles de conscrits réfractaires à celui des familles de terroristes.
Kikar haChabbath – ‘Hani Levin
Où s’arrête la punition collective et où commence la politique juridique ? L’animateur Avi Mimran soulève une série de questions percutantes sur ce qu’il qualifie de fossé inconcevable entre les décisions de la Cour suprême (Bagatz) concernant les familles soumises à l’obligation de conscription et la clémence dont bénéficient les familles de terroristes.
Lors d’un débat dans l’émission The Patriots sur la chaîne Channel 14, Avi Mimran a brossé un tableau illustrant ce qu’il appelle la « réalité absurde » de l’État d’Israël. Il a évoqué les récentes décisions imposant des sanctions économiques aux familles et aux enfants des orthodoxes refusant de s’enrôler, face à l’attitude du système envers les proches de terroristes.
Mimran a dénoncé le fait que, pendant que la Cour suprême valide des sanctions touchant directement le bien-être des enfants des familles de l’étude de la Tora, l’État continue de verser des allocations et des prestations de l’Assurance nationale aux enfants de terroristes arabes ayant commis des attentats meurtriers.
« La Cour suprême impose des sanctions à celui qui ne s’enrôle pas. D’accord, soit. Qu’un homme qui ne fait pas son service ne puisse pas voyager à l’étranger, paie des amendes ou subisse toutes les sanctions du monde, c’est une chose », déclare Mimran.
Il ajoute et explique : « Mais que fait la Cour suprême ? Elle frappe sa famille, ses enfants de un ou deux ans, en les privant de subventions pour les crèches et les garderies. Sanctionnez le jeune homme lui-même, qu’il ne puisse plus sortir de chez lui si vous voulez — on peut en débattre. Mais en quoi sa femme et ses enfants sont-ils coupables ? »
« Plus encore », poursuit Mimran, « c’est cette même Cour suprême qui a statué que les enfants de terroristes ne sont pas responsables des actes de leur père, et qu’ils doivent continuer à recevoir le revenu minimum garanti et les allocations de l’Assurance nationale. Jusqu’à aujourd’hui, les enfants de terroristes perçoivent ces aides. Tous les recours sur ce sujet ont été rejetés par la Cour au motif que « l’enfant n’est pas coupable des actes de son père ». »
Selon Mimran, il existe un double standard au sein du système judiciaire. Il affirme que, alors que sur la question de la conscription, le système semble prêt à utiliser les enfants comme levier de pression économique et sociale, lorsqu’il s’agit de populations hostiles, la Cour veille scrupuleusement à ce que les droits sociaux des membres de la famille ne soient pas lésés.
« À la différence de mille fois, les enfants de ceux qui étudient la Tora, de ceux qui disent « je veux étudier du matin au soir pour protéger le peuple d’Israël », doivent maintenant faire face à la faim et à la détresse. La femme de l’étudiant en Torah doit démissionner de son travail — et ça, c’est la Cour suprême », conclut Mimran.
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