Un jour seulement après son prise de fonction, Andy Burnham adopte la politique de son prédécesseur et autorise les Américains à utiliser des atouts stratégiques tels que Diego Garcia, Fairford et des bases à Chypre. L’objectif : élargir la présence en Méditerranée et effectuer des « frappes défensives » contre le dispositif de missiles iranien et les menaces sur le détroit d’Hormuz.
JDN
Le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, a approuvé la poursuite de la coopération militaire permettant aux États-Unis d’utiliser des bases britanniques à travers le monde pour ce qui est qualifié à Londres de « frappes défensives » contre l’Iran.
Selon un rapport publié aujourd’hui (mardi) par l’agence de presse Bloomberg, cette décision permettra aux Américains de continuer à utiliser des atouts stratégiques, notamment la base de Diego Garcia dans l’océan Indien, la base de la Royal Air Force de Fairford en Angleterre, ainsi que les bases du Royaume-Uni à Chypre, qui permettent de renforcer la présence militaire en Méditerranée. Ces installations serviront aux forces américaines dans leurs opérations contre la menace des missiles iraniens et contre les sites utilisés pour perturber la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz, et devraient prendre une part active dans la vague actuelle de frappes américaines.
La décision de Burnham s’inscrit directement dans la lignée de la politique tracée par son prédécesseur. Selon le rapport, vendredi dernier, le Premier ministre sortant, Keir Starmer, avait convoqué une réunion d’urgence consacrée à la politique britannique face à la reprise des affrontements directs entre Washington et Téhéran et à la crainte d’une escalade régionale. Les ministres ayant participé à la discussion avaient décidé de maintenir cette politique inchangée, et Burnham – informé des détails de la décision dès sa prise de fonction – a exprimé son accord total avec la poursuite de son application.
Burnham, ancien maire de Manchester et dirigeant du Parti travailliste, a été officiellement nommé hier septième Premier ministre du Royaume-Uni de la dernière décennie, après avoir rencontré le roi Charles III au palais de Buckingham et reçu le mandat de former un gouvernement à la suite de la démission de Starmer. Cette décision rapide en matière de sécurité constitue un signal clair envoyé à Washington : le changement de pouvoir à Londres ne portera pas atteinte au front uni face à l’Iran.
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