Geste surprenant de Trump envers Beyrouth : il ordonne d’autoriser les vols directs entre les États-Unis et le Liban

Quelques heures seulement après sa rencontre à la Maison-Blanche avec le président libanais Joseph Aoun, le président américain a publié un message inhabituel ordonnant d’autoriser les compagnies aériennes américaines à effectuer des vols directs vers le pays. Ce coup de théâtre intervient parallèlement au lancement du projet pilote de retrait de l’armée israélienne dans le sud du Liban, et sur fond de menaces de Trump de frapper à nouveau toute installation nucléaire iranienne.

JDN

Quelques heures seulement après la fin du sommet historique à la Maison-Blanche, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé cette nuit (mardi) un changement de politique spectaculaire à l’égard de Beyrouth, ordonnant à son administration d’autoriser les compagnies aériennes américaines à exploiter des vols directs vers le Liban.

Dans un message publié sur le réseau social Truth Social, Trump a couvert d’éloges son homologue libanais, Joseph Aoun, écrivant qu’Aoun « fait un travail exceptionnel pour tenter de changer le visage de son pays ». Le président américain a ajouté dans sa déclaration : « J’ordonne par la présente à mon administration d’autoriser toutes les compagnies aériennes américaines à exploiter des vols directs vers le Liban, afin que les Américains puissent facilement visiter ce magnifique pays. J’espère que d’autres pays en feront autant. Profitez-en ! »

Cette annonce surprise, destinée à encourager le tourisme et à envoyer un signal de stabilité, a été publiée à la suite de la toute première rencontre entre les deux hommes – la première visite d’un président libanais à la Maison-Blanche depuis 17 ans. Cette démarche diplomatique se déroule parallèlement à l’escalade et aux événements dramatiques sur le terrain, un jour seulement après le lancement du projet pilote sécuritaire dans le sud du Liban, dans le cadre duquel les forces armées israéliennes se sont retirées de trois villages et l’armée libanaise a commencé à s’y déployer sous supervision américaine.

Au cours de la réunion à la Maison-Blanche, Trump a multiplié les déclarations fermes sur les enjeux régionaux, précisant que les États-Unis n’avaient pas l’intention de relâcher la pression sur l’Iran. Le président a menacé que « toute installation nucléaire que les Iraniens pourraient envisager de remettre en service sera frappée à nouveau », soutenant que Téhéran était « désespéré » de reprendre les contacts. En outre, il a exprimé une volonté de principe d’engager des discussions avec le Hezbollah et a estimé que le cercle des « accords d’Abraham » devrait bientôt s’élargir pour inclure d’autres pays de la région.

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