Ed Miliband, qui est juif, a été nommé ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Miliband a des proches parents en Israël, dont des habitants de Judée-Samarie ainsi que des ‘hassidim de Gour et d’Aleksander, et il se déclare favorable à la solution à deux États tout en s’opposant au boycott d’Israël.
Kol réga’ – Yits’hak Weiss
Ed Miliband, 56 ans, a été nommé hier (lundi) ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Miliband, ancien chef du Parti travailliste et candidat au poste de Premier ministre en 2015, se définit comme un « Juif culturel ».
Selon lui, ses racines juives font partie intégrante de son identité. Dans une interview accordée au Guardian il y a 12 ans, il déclarait : « Je suis enfant d’immigrés juifs et c’est une partie très importante de mon identité. Si vous essayez d’analyser ma position politique, il sera très difficile de le faire sans vous référer à mes racines. »
Ses deux parents étaient des réfugiés juifs originaires de Pologne. Sa mère a survécu grâce à des Justes parmi les nations polonais, tandis que son grand-père maternel a péri. Miliband a expliqué que cette histoire familiale façonne sa vision du monde et sa sensibilité face à l’antisémitisme. Après la Seconde Guerre mondiale, sa grand-mère a trouvé refuge en Israël, et il lui a rendu visite pour la première fois dans le pays à l’âge de sept ans.
Lors d’un discours prononcé à l’Université hébraïque en 2014, il déclarait : « Pour moi, Israël est la patrie du peuple juif. Je viens ici pleinement conscient de mon histoire familiale et avec un profond sentiment de gratitude envers Israël pour ce qu’il a fait pour ma grand-mère. Israël a été pour elle un refuge contre une douleur indescriptible. »
Israel Hayom rapporte que Miliband possède de nombreux liens familiaux en Israël, notamment des cousins germains résidant en Judée-Samarie, des proches ‘hassidiques des dynasties de Gour et d’Aleksander vivant à Bené Brak et Jérusalem, ainsi que des cousins vivant dans des kibboutz.
Sur le plan politique, Miliband soutient la solution à deux États et critique régulièrement la politique du gouvernement Netanyahou. Il a soutenu la reconnaissance d’un État palestinien, tout en soulignant qu’il s’oppose au boycott d’Israël et qu’il estime que la seule voie de progrès passe par des négociations.
Dans sa première déclaration lors de sa prise de fonctions, il s’est engagé à œuvrer « sans relâche pour une paix durable en Palestine et en Israël, y compris la fin des souffrances terribles des habitants de Gaza et la sécurité pour les habitants d’Israël ». Il a également affirmé que le Royaume-Uni prendrait sa part « pour mettre fin au conflit en Iran et rouvrir pleinement le détroit d’Ormuz ».
Au fil des ans, Miliband a souligné son soutien au droit d’Israël à se défendre, déclarant : « Je n’ai rien à voir avec les personnes qui remettent en question le droit d’Israël à l’existence. » Toutefois, il a ajouté que « parfois, il faut être honnête avec ses amis », tout en critiquant vivement la politique du gouvernement israélien qui, selon lui, nuit à ses propres intérêts à long terme.
Miliband est le premier Juif à avoir dirigé le Parti travailliste, de 2010 à 2015. Avec cette nomination, il devient le deuxième frère de sa famille à occuper le poste de ministre britannique des Affaires étrangères, après son frère aîné David Miliband, qui a occupé cette fonction entre 2007 et 2010. Les deux frères se sont d’ailleurs affrontés pour la direction du Parti travailliste en 2010, élection remportée de justesse par Ed.
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