Elbit et l’Ukraine au cœur d’un accord majeur : la Belgique va acheter 15 systèmes antiaériens « Gephard » pour Kiev.
Les véhicules, achetés auprès d’OIP, une filiale d’Elbit Systems, feront l’objet d’une importante rénovation avant leur livraison ; cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme d’aide militaire belge d’un milliard d’euros.
Le gouvernement belge a approuvé l’achat de 15 systèmes antiaériens automoteurs Gepard en vue de leur transfert à l’armée ukrainienne, dans le cadre d’un vaste programme d’assistance militaire approuvé début avril.
Selon un article du site web « Militarnyi », qui s’appuie sur des publications des médias belges « La Libre » et « L’Echo », l’accord est promu par le biais d’une demande officielle du ministère belge de la Défense, dirigé par le ministre Théo Franken.
Ces systèmes seront achetés auprès de la société privée OIP, filiale de l’israélienne Elbit Systems, qui détient le stock de véhicules blindés après leur retrait du service opérationnel de l’armée belge au cours de la première décennie des années 2000.
Les systèmes en question étaient auparavant en service au sein des forces armées belges, qui en exploitaient environ 54 unités au plus fort de leur déploiement. Après leur mise hors service, ils ont été rachetés par la société Sabiex, elle-même absorbée par la suite par OIP. Dans le cadre du nouvel accord, l’entreprise belge procédera à une remise à neuf complète de tous les systèmes afin de les rendre pleinement opérationnels avant leur envoi sur le front en Europe de l’Est.
Bien que le gouvernement bruxellois se soit abstenu de publier le coût exact de l’achat et de la rénovation, il est clair qu’il s’agit d’un élément clé du plan d’aide belge, estimé à un milliard d’euros.
Les discussions relatives à la fourniture des systèmes « Gephard » ne datent pas d’hier. Dès septembre 2025, le Premier ministre ukrainien (alors ministre de la Défense), Denis Shmyhal, rencontrait le PDG de la société allemande KNDS, Ralf Katzel. Ils abordaient la mise en œuvre d’accords concernant la fourniture, le soutien technique et la production conjointe de ces systèmes antiaériens.
L’objectif stratégique actuel est la création d’une coentreprise entre KNDS et un important fabricant de défense ukrainien, ce qui permettra d’assurer la maintenance continue et une grande disponibilité des pièces détachées et des munitions sur le sol ukrainien.
Le système « Gephard » est considéré comme l’un des outils les plus efficaces pour lutter contre les menaces aériennes à basse altitude, notamment contre les drones suicides et les missiles de croisière, qui constituent un défi majeur pour les infrastructures ukrainiennes.
L’association d’un radar indépendant et de deux puissants canons de 35 mm constitue une solution économique et opérationnelle préférable à l’utilisation de missiles antiaériens onéreux. Cette initiative belge illustre la tendance européenne persistante consistant à acquérir du matériel auprès de fournisseurs privés et à le remettre en service, tout en collaborant avec les industries de défense internationales, afin de répondre aux besoins urgents de Kiev dans le cadre de son conflit.
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