Indignation sélective : quand le Hezbollah attaque
par Majid Rafizadeh
La dernière escalade des hostilités n’a pas commencé avec Israël. Elle a commencé avec le Hezbollah.
Israël s’est retrouvé confronté à des tirs de roquettes continus en provenance du Liban et à la présence d’un groupe lourdement armé à sa frontière – en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait exigé à l’unanimité du Liban : « trois principes – pas de forces étrangères, pas d’armes pour les milices non gouvernementales et pas d’autorité indépendante distincte du gouvernement central – comme étant essentiels à une paix libanaise durable. »
La tactique opérationnelle du Hezbollah, à l’instar de celle du Hamas et d’autres groupes terroristes, consiste à intégrer son infrastructure militaire au sein de zones civiles : armes, centres de commandement et moyens opérationnels sont dissimulés dans des quartiers densément peuplés. Les cibles militaires du Hezbollah étant situées dans des habitations, des hôpitaux et des écoles au cœur de ces centres urbains, toute tentative de neutralisation comporte le risque tragique de faire des victimes civiles. Il s’agit d’une stratégie délibérément conçue pour limiter la riposte d’Israël et susciter une vive réaction internationale.
La responsabilité de ces crimes de guerre incombe entièrement au Hezbollah au Liban et au Hamas à Gaza, qui les ont délibérément orchestrés. Les pertes humaines qui en résultent ne peuvent être évaluées hors de ce contexte.
En 2024, le Hezbollah a violé son cessez-le-feu avec Israël et a également mené une attaque en 2025 à la demande de l’Iran. La riposte d’Israël est conforme à ce que ferait tout État souverain face à des attaques contre son territoire et sa population civile.
Pour qu’un débat constructif sur la stabilité au Moyen-Orient puisse avoir lieu, il est indispensable de commencer par une reconnaissance honnête de ces réalités. Faute de quoi, les réactions internationales continueront de déformer la réalité en critiquant les réponses apportées sans en examiner les causes profondes, contribuant ainsi à l’escalade du conflit plutôt qu’à sa résolution.
Majid Rafizadeh, docteur en sciences politiques et analyste diplômé de Harvard, est membre du comité de rédaction de la Harvard International Review. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la politique étrangère américaine.
JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Photo : Une cache d’armes du Hezbollah découverte par les forces israéliennes dans le village d’Al-Khayyam, au sud du Liban, le 27 mars 2025. (Photo : Bureau du porte-parole de Tsahal)
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