Autour de la table de Chabbath, n°545 Balak
Ces Divré Tora seront lues et étudiées le’ilouï Nichmat de ma grand-mère Sophie Sara bath Moché ‘Haïm épouse Avraham Natté/Georges (Famille Gold Paris/Nathanya).
Il n’y a toujours rien de neuf sous le soleil…
Notre paracha est très intéressante sur plusieurs plans (comme toutes les autres). Il s’agit d’une longue histoire qui s’est déroulée dans les coulisses du palais du roi de Moav (Balaq). Balaq avait payé un très fort cachet pour s’attirer les services du sorcier Bilam afin qu’il maudisse le Clall Israël. A cette époque reculée, la population de la Mésopotamie (n’est-ce pas…) n’était pas encore vouée corps et âmes au culte du Smart et du Chat-GPT car le spirituel avait une grande place dans leur vie. Seulement puisqu’il n’avait pas la Tora, ils se servaient de ces choses subtiles (les prières, incantations, suppliques) pour faire du mal à un peuple qui ne leur avait strictement rien fait (un peu, beaucoup comme cela se passe de nos jours, toujours en Mésopotamie, où le pouvoir à Téhéran n’a qu’une hâte de renflouer les caisses de l’Etat bien vide pour acheter des armements sophistiqués made in China et Russie pour provoquer le mal et la destruction dans la région…). Nous voyons donc qu’il n’y a toujours rien de neuf sous le soleil… L’homme reste un homme et tant qu’il n’a pas accepté le joug de Hachem alors il est prêt à tout pour accéder à ses désirs les plus sordides (car véritablement qu’est-ce que le peuple résidant à Tsion a bien pu faire pour énerver tellement ces majestés (qui se succèdent rapidement) de Téhéran ?!).
Le ‘Hatham Sofer développe une autre idée sur cette paracha qui montre la véracité du texte biblique. Car qui peut écrire un texte diffusé à plus d’un milliard d’exemplaires (la Bible), le livre le plus édité au monde (sans oublier en 2ème position le Bestseller « Les étincelles. »… n’est-ce pas ?) et qui écrit noir sur blanc un passage qui traite d’événements qui se sont produits à plus de 50 km du campement juif dans le désert. Qui a bien pu espionner le roi Balaq et le sorcier Bilam ? A ce que je sache il n’y avait pas encore le Mossad israélien qui fonctionnait (à merveille ?!) ni la gauche qui mettait déjà les bâtons dans les roues à cette institution pour ne pas nominer des têtes d’affiches trop religieux à leur goût. Nous sommes obligés de conclure qu’il s’agit d’une grande prophétie depuis le début jusqu’à la fin et elle montre qu’il n’y a rien qui échappe à la surveillance et à la protection du Saint béni soit-Il (donc pareillement de nos jours nous n’aurons pas à craindre les ennemis du Call Israël avec ou sans la Kippat Habarzel, avec ou sans l’appui de Trump, avec ou sans le Mossad…). Cqfd.
A plusieurs reprises Bilam essaye de maudire le Clall Israël et n’y parvient pas. Hachem lui place les mots dans sa bouche et au final ce ne seront que des bénédictions qu’il émet (contre son gré) à tel point que Balaq le congédie.
Lors d’une de ses tentatives Bilam dit : « Lo hibit ‘aven beYa’akov velo raa ‘amal beYsrael Hachem Eloquav ‘imo ou trou’at Melekh bo » (23.21) que l’on peut traduire : « Il (Hachem) ne voit pas de pécher chez Ya’akov, Il ne voit pas d’efforts en Israël, etc. ». Le Or Ha’haïm (sur place) propose une lumineuse explication. Le rav rapporte les paroles du saint Zohar (Tikouné Zohar 21/52b) qui expliquent qu’à chaque fois que l’on faute, une impureté se dépose sur le membre (par exemple, on parle en mal sur son ami de la communauté, dans le même temps une tache bien noire se dépose sur notre langue qui grossi de volume/tout cela décrit le phénomène spirituel). Et pourtant Bilam dit que Hachem ne voit pas la faute chez Israël cela signifie que cette impureté n’est pas gravée pour toujours. C’est à dire que des fois on peut trébucher, seulement cela reste superficiel. Avec peu de chose, une belle Techouva, on arrivera à retirer la faute du membre qui a été touché. C’est-à-dire que la faute n’est pas gravée ad vitam dans nos membres (grâce à la Techouva) ce n’est pas le cas pour les nations du monde.
Le rav Ben Tsion Felman zatsal donne un autre sens du verset d’après un enseignement du rabbi ‘Haïm de la ville de Tsanz. Lorsque le verset dit : « Il ne voit pas la faute… » c’est un enseignement qu’un homme ne doit pas chercher à voir les manques et défauts de son prochain mais à chaque fois il devra essayer de voir les bonnes choses. Par exemple avoir le bon mot pour qualifier son voisin de la synagogue, juger les gens toujours du bon côté. A une personne pareille le verset fini par : « Outrou’at Hachem. » Il aura une grande syiata Dichmaia (aide du Ciel) dans sa vie et de la réussite dans ses actions.
Dans le même esprit le ‘Hovat Halevavot (Cha’ar Haknia ch 6) rapporte l’histoire d’un ‘Hassid (un homme pieux) qui passa à côté du cadavre d’un chien en putréfaction. Les élèves qui suivaient (le saint personnage) disaient : « Combien il est dégoutant (le chien) ! » Le ‘Hassid dit : « Combien les dents de ce chien sont bien blanches !! ». Le saint homme voulait enseigner à ses élèves de s’habituer à voir les points positifs même du cadavre d’un animal. A plus forte raison vis-à-vis des hommes !
Donc nous avons appris cette semaine plusieurs grandes choses.
1- Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Le Clall Israël a toujours eu à se confronter à des ennemis implacables et c’est Hachem qui nous sauve à toutes les générations (et même en 2026)
2- La faute est marquée dans la chair de la personne, seulement il existe toujours une possibilité de la retirer (ce n’est pas écrit avec un feutre noir indélébile)
3- Essayer de voir son prochain toujours de la meilleure de manières et ainsi nous aurons droit à la GRANDE BENEDICTION DIVINE.
Le sipour
Les semaines précédentes on a beaucoup parlé des épreuves que l’homme peut passer au cours de sa vie et surtout de quelle manière il peut regarder positivement ses difficultés. L’une d’entre elles est de savoir que TOUT est organisé depuis tout là-haut dans le Ciel ! Notre sipour illustre cette idée : il est tiré d’un livre du rav Zilberstein שליטא dans Le’hanekh Besim’ha. A l’époque du Maharal de Prague, il y a à peu près 400 années en Hongrie, une femme juive est venue voir le grand rav pour qu’il lui tranche une question de Cacherouth sur un poulet. On sait tous qu’il y a quelque temps encore chacun faisait sa Che’hita à la maison et s’il y avait des questions on allait voir le rav de la ville. Le Maharal cette fois-ci dira une chose très étrange, c’est d’aller voir l’enfant de telle famille afin qu’il tranche la question. La femme s’exécuta et se rendit dans la famille. Là-bas elle fut accueillie dans une famille dont le fils avait… 9 ans et surtout qui était sourd et muet. Comme le rav lui avait ordonné, elle lui montra son poulet. Le jeune garçon examina alors attentivement la volaille et sortit de sa bouche le mot ‘CACHER’ et sur le coup s’écroula et mourut sur place ! La panique s’empara de toute la maisonnée mais il était trop tard, le pauvre garçon venait de rendre son âme. Après quelque temps la famille se rendit auprès du Maharal afin de lui demander la raison pour laquelle il a envoyé cette femme demander la Halakha à leur fils. Il répondit de cette manière : c’est que leur fils était le Guiguoul d’un Talmid ‘Hakham qui avait vécu quelques générations auparavant et lorsqu’il était monté au Ciel, les portes du Gan Eden s’étaient fermées à lui. C’est qu’au cours de sa vie, une fois, est venue une veuve avec une question de Cacherouth sur un poulet. Comme c’était veille de fête, ce rav n’a pas eu le temps de bien examiner la volaille et il trancha qu’elle était non-cacher. Alors que véritablement la Che’hita était bonne ! La nouvelle que le poulet était impropre à la consommation avait beaucoup chagriné cette veuve qui n’avait visiblement rien d’autre à manger pour les jours de fêtes. Le Beth Din en haut lui demanda alors de revenir sur terre pour réparer sa faute. C’est alors que ce Talmid ‘Hakham lui-même demanda à revenir sous la forme de ce sourd et muet pour ne pas venir à fauter dans son repassage sur terre. Au moment où ce jeune garçon a dit CACHER, il a fini la mission pour laquelle il est descendu sur terre et a réparé ce qu’il avait fait il y a quelques générations en arrière. Fin de l’histoire. Et pour nous, c’est de savoir qu’il n’y a pas de désespoir dans toutes les situations. Une fois, le grand ‘Hafets ‘Haïm a dit à un pauvre Juif qui se plaignait amèrement de sa vie que ce monde ressemble au cachet du notaire. C’est que si on examine le tampon : toutes les lettres sont à l’envers. C’est seulement lorsque l’on tamponne sur le bas de la page que l’encre dessine les lettres dans l’ordre. De la même manière dans notre monde les choses ne paraissent pas ordonnées, mais il faut savoir qu’à 120 ans depuis là-haut, tout, absolument tout va se mettre à sa place!
Coin Hala’ha : ce jeudi 2 juillet tombe le jour du jeûne du 17 Tamouz. C’est un jeûne décrété par les prophètes. Toute la communauté se doit de jeuner depuis l’aube jusqu’à la tombée de la nuit. Seulement pour les femmes qui allaitent ou sont enceintes, dans le cas où elles ont des difficultés (de jeûner), elles seront exemptées. Idem pour les malades alités, pour les enfants de moins de 13 ans (et les filles de moins de 12 ans), ils ne feront pas le jeûne. Seulement le Michna Beroura indique qu’on évitera de leurs donner des friandises; uniquement des repas simples (siman 550.1).
Le jour du jeûne, il est interdit de manger et de boire.
Chabbath Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut.
David GOLD
Tél : 972 55 677 87 47
E-mail : [email protected]
Une Berakha à mon ami le rav Mordéchai Bismuth Chlita et à son épouse dans ce qu’ils entreprennent et entre autres ses efforts pour ouvrir un nouveau site pour la communauté française de Bné Brak : Bravo !
Une Berakha à Daniel Albala et à son épouse (Villeurbanne) dans ce qu’ils entreprennent et de la réussite dans l’éducation des enfants et leurs mariages.
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