Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 7 septembre 2026, au 1.657e jour du conflit.
Le fait du jour
Les négociations tripartites entre la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis vont-elles reprendre ? C’est en tout cas l’espoir communiqué ce lundi par les émissaires de Donald Trump après leurs visites du week-end auprès des deux pays en guerre. « Des progrès substantiels ont été faits, y compris des évolutions en vue de l’organisation de pourparlers tripartites supplémentaires », estime l’émissaire américain Steve Witkoff, qui a effectué cette visite avec Jared Kushner, gendre de Donald Trump. « Le président Trump travaille dur pour arrêter la tuerie et œuvrer à une paix durable », a-t-il ajouté.
Des représentants européens – français, britanniques et allemands – ont participé à ces cycles de négociations dimanche à Kiev. Des propositions qualifiées d’ « efficaces » côté ukrainien ont été formulées par les émissaires américains à cette occasion.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ce lundi préparer la suite des négociations. « Nous coordonnons nos prochaines étapes. Nous préparons les prochaines réunions et communications. Les propositions de l’Ukraine sont constructives et le seront toujours », a-t-il déclaré.
La déclaration du jour
« Nous n’excluons pas non plus la reprise du format tripartite, mais il est encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précises »
Les paroles sont signées ce lundi du porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Réagissant à la visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, le Kremlin a ouvert la porte à une reprise des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à la guerre en Ukraine.
Dmitri Peskov a également estimé que « toute tentative […] constitue un pas vers la paix » et a remercié les négociateurs américains.
Le chiffre du jour
200. C’est, en kilomètres, la longueur de la clôture inaugurée ce lundi par la Finlande le long de sa frontière avec son voisin russe. Objectif de l’installation faite de hauts barbelés : dissuader Moscou d’« instrumentaliser » les migrants pour la déstabiliser.
La Finlande avait fermé sa frontière de 1.340 kilomètres avec la Russie en décembre 2023, après l’arrivée de plus de 1.300 migrants dépourvus de visa. La situation y est calme depuis lors, avec seulement quelques cas isolés de franchissement illégal. Néanmoins, les points de passage terrestres situés sur ce tracé resteront clos « jusqu’à nouvel ordre ».
« Les choses peuvent changer très rapidement, c’est pourquoi nous devons être parfaitement préparés », a justifié la ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen.
La tendance
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit lundi « horrifié » par des informations faisant état de l’utilisation, en Ukraine par l’armée russe, d’un drone ayant mené une frappe meurtrière de manière autonome.
« Je suis horrifié par les informations selon lesquelles des drones entièrement autonomes lancés par la Fédération de Russie ont tué trois Ukrainiens le mois dernier », a déclaré Volker Türk devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « L’Ukraine aurait également procédé à des essais de telles armes sur le terrain », a-t-il souligné.
Le New York Times a affirmé qu’un drone russe autonome piloté par l’intelligence artificielle (IA) aurait tué trois personnes le 6 juillet à Zaporijjia. Selon le journal, il devait frapper une station-service mais aurait finalement choisi de manière autonome sa cible précise, probablement des réservoirs de propane. Le journal britannique The Guardian a de son côté évoqué un seul mort, affirmant que cette attaque avait été perpétrée par un drone Molniya.
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