Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 4 septembre 2026, au 1.654e jour du conflit.
Le fait du jour
Depuis près de cinq ans, Kiev et Moscou respectaient, plus ou moins, un « code » qui consistait à éviter de frapper les lieux de pouvoir. Il n’a plus cours depuis ce vendredi. En début d’après-midi, un drone russe a ciblé le siège des services de sécurité ukrainiens (SBU), en plein cœur du centre historique de Kiev, dans le quartier de la cathédrale Sainte-Sophie. Volodymyr Zelensky affirme que c’est le bureau du chef du bureau de ce puissant organisme, Oleksandre Poklad, qui était visé. Mais il a réchappé à la frappe dont le bilan provisoire est de douze blessés. Le président ukrainien a donné l’ordre de préparer une riposte « miroir ».
Cette attaque spectaculaire arrive après que l’Ukraine a prévenu les compagnies aériennes que le ciel de la Russie n’était plus sûr. Une menace qualifiée de « grave erreur » par Vladimir Poutine. La frappe sur le QG des renseignements est dénoncée comme une « grave escalade » par la diplomatie ukrainienne qui pense que le moment n’est pas choisi au hasard, au moment où les discussions de paix pourraient reprendre sous l’égide des Etats-Unis (lire ci-dessous).
La phrase du jour
« Affaiblir l’Ukraine comme le souhaite Marine Le Pen, c’est menacer la sécurité de l’Europe et de la France. Je ferai tout pour l’en empêcher »
Une promesse du candidat Edouard Philippe… Ce n’était qu’une question de temps avant que le conflit s’invite dans la campagne de l’élection présidentielle. Le candidat Horizons répond ainsi à la suggestion de Louis Aliot, le maire RN de Perpignan, de « couper le robinet » à l’Ukraine, en accusant la favorite des sondages Marine Le Pen de « servir la Russie ». Cinglante, l’intéressée a répondu en évoquant le « bilan international piteux » de l’ancien Premier ministre et en rappelant que Vladimir Poutine a été « reçu en grande pompe au château de Versailles puis au fort de Brégançon » par Emmanuel Macron.
Le chiffre du jour
3. Les entrepôts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Ukraine ont été frappés trois fois en trois mois, la dernière attaque datant de jeudi. « Une attaque aérienne dans l’oblast de Kiev a touché l’un des principaux entrepôts de l’OMS, où étaient stockés du matériel et des fournitures médicales humanitaires », a déclaré un porte-parole de l’OMS, depuis Genève.
La tendance
Back in the game ? Donald Trump reprend le dossier ukrainien en main. Kiev annonce en effet que ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, seront à Kiev dimanche, pour la première fois, dans le cadre du plan de règlement du conflit proposé par le président américain, un peu tombé dans l’oubli depuis le début des événements en Iran.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Le président ukrainien a annoncé vendredi qu’il n’y aurait pas de frappes aériennes contre la Russie pendant la visite des émissaires de Donald Trump à Moscou et a demandé à la Russie la réciprocité lorsque ces deux responsables américains seront à Kiev dimanche.
Sauf que, pour l’instant, le Kremlin n’a pas confirmé d’Escale en Russie pour les deux médiateurs américains.
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