Les armes continuent de parler massivement en Ukraine. D’intenses bombardements frappent ce dimanche Kiev, faisant au moins un mort, quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire.
Ces attaques nocturnes de missiles et de drones ont fait au moins un mort et 13 blessés, dont sept ont été hospitalisés, a écrit sur Telegram le maire de la capitale Vitali Klitschko.
Une école touchée à Kiev
Des journalistes de l’AFP à Kiev ont entendu plusieurs séries d’explosions qui ont fait trembler les immeubles, et vu des balles traçantes fendre le ciel noir. Ils ont également entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville.
Selon le maire de Kiev, une école a été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky, et une frappe « à proximité » d’un autre établissement scolaire a entraîné le blocage, par des débris, de l’entrée d’un abri où sont réfugiés des habitants. Une alerte aérienne a aussi été déclenchée dans toute l’Ukraine. L’attaque « massive » contre la capitale mobilise « des missiles de divers types et des drones », a indiqué l’armée ukrainienne.
Un missile russe hypersonique pointé du doigt
Plus tôt samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait mis en garde contre une attaque russe imminente et massive contre le pays. « Nous voyons des signes de préparations pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d’armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire, avait-il déclaré. L’ambassade américaine à Kiev avait également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment », selon un communiqué sur son site Internet.
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L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, l’année dernière en Biélorussie. Ce pays allié de Moscou est frontalier de trois Etats membres de l’Otan et de l’Union européenne – la Pologne, la Lituanie et la Lettonie – ainsi que de l’Ukraine.
Moscou a déjà utilisé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022 : en novembre 2024 contre une usine militaire, et en janvier 2026 contre une usine aéronautique de l’ouest de l’Ukraine, près des frontières de l’Alliance atlantique. Dans les deux cas, les missiles n’étaient pas chargés d’ogives nucléaires.
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