Flotte fantôme russe : Immobilisation à Marseille levée pour le pétrolier Deyna

Le pétrolier cargo Deyna a quitté les eaux françaises. Ce navire, fortement soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe, avait été arraisonné en Méditerranée en mars avant d’être immobilisé dans le golfe de Fos-sur-Mer.

Selon un communiqué conjoint du ministère de la Justice, du préfet des Bouches-du-Rhône et du préfet maritime de la Méditerranée, l’immobilisation a été levée après la condamnation de la société propriétaire du navire. Le tribunal judiciaire de Marseille a en effet condamné ce mercredi cette société dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC). Elle a écopé d’une amende de confiscation pour défaut de pavillon, après avoir « omis de justifier de la nationalité du navire ».

Promesse de nouveau pavillon

Le montant de cette sanction a été versé à l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Le Deyna, qui transitait sous pavillon mozambicain, avait été intercepté le 20 mars dans les eaux internationales par la marine française, puis dérouté vers Fos-sur-Mer où il était immobilisé depuis le 23 mars.

La société propriétaire s’est engagée à obtenir rapidement un nouveau pavillon. Le navire est resté sous surveillance des autorités maritimes françaises jusqu’à sa sortie des eaux sous juridiction nationale, ont précisé les autorités. Il s’agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe, qui permet à Moscou de contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine, intercepté par la France. Fin mars, Emmanuel Macron avait assuré que Paris ne « laissera pas faire » ce financement illégal de l’effort de guerre russe.

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Histoire sous l’égide de Trump : Netanyahou et le président libanais s’entretiendront aujourd’hui pour la première fois en 34 ans Le président des États-Unis, Donald Trump, a tweeté cette nuit que le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’entretiendra avec le président libanais Joseph Aoun, sur fond de contacts pour un cessez-le-feu. En parallèle, les dirigeants libanais ont été embarrassés par les propos de l’ambassadeur israélien aux États-Unis affirmant que les deux parties avaient convenu, lors de leur rencontre, que le Hezbollah est un ennemi commun. Par Yanki Farber | Diplomatie 16.04.26 | 07:26 Alors que les tirs depuis le Liban vers le nord d’Israël se sont poursuivis cette nuit, des contacts diplomatiques se déroulent en coulisses entre les deux pays pour obtenir un cessez-le-feu. Après la rencontre de mardi entre les ambassadeurs d’Israël et du Liban à Washington, les parties attendent désormais le plan du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, pour faire avancer les tentatives d’accord de paix. Entre-temps, le président américain Donald Trump a tweeté cette nuit que le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’entretiendra avec le président libanais Joseph Aoun. « J’essaie d’obtenir un peu d’air entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les dirigeants des deux pays ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Cela arrivera aujourd’hui », a déclaré le président. Embarras à Beyrouth Parallèlement aux mises à jour sur un possible cessez-le-feu, la direction libanaise a été mise dans l’embarras par les déclarations de l’ambassadeur israélien aux États-Unis, affirmant que les parties avaient convenu que le Hezbollah était leur ennemi commun. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré lors de discussions fermées qu’il s’agissait d’une déclaration destinée à la consommation intérieure israélienne. Selon le journaliste Roy Kais (Kan 11), il existe une crainte croissante au sein du camp anti-Hezbollah que les négociations avec Israël ne poussent l’organisation terroriste à s’en prendre au président Aoun ou au Premier ministre Salam, déstabilisant ainsi davantage le pays. L’obstacle du Hezbollah L’issue des négociations dépendra de la question du Hezbollah. L’organisation est jugée trop puissante pour être désarmée sans une confrontation interne violente ou une intervention extérieure massive. Bien que le Hezbollah ait été affaibli par la guerre, perdant de son influence politique et subissant des critiques internes croissantes, il reste assez fort au Liban pour qu’un affrontement direct puisse déclencher une guerre civile. Selon Ynet, il existe environ 13 points de litige le long de la frontière, mais il s’agit de zones minuscules, parfois de la taille d’un terrain de football. Ces questions techniques de démarcation pourraient être résolues dans le cadre d’un accord. Le véritable défi reste l’armée libanaise, infiltrée par l’influence du Hezbollah, et la crainte de coups d’État ou d’assassinats politiques qui limitent la capacité du gouvernement à appliquer des décisions. Pression américaine Pendant ce temps, un haut responsable israélien a déclaré à Ynet qu’aucune décision de cessez-le-feu n’a été prise face au Hezbollah, bien que des contacts soient en cours. Washington pousse pour un arrêt des hostilités ou, au moins, une trêve. À ce stade, cela semble difficilement applicable alors que le Hezbollah ne cesse de tirer vers Israël. Sous la pression américaine, Israël n’a pas bombardé la région de Beyrouth depuis une semaine. À l’approche d’une possible reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran, Washington accentue sa pression sur Israël pour accepter un cessez-le-feu total au Liban. Israël n’a pas encore donné son accord, d’autant que les tirs sur le Nord continuent, mais les États-Unis cherchent à clore l’incident et ne veulent pas voir la guerre se prolonger.
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