La Banque de France propose ce mercredi de relever le taux du Livret A, produit d’épargne le plus populaire du pays. Rémunéré à 1,5 %, il devrait passer à 1,7 % en raison du rebond de l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient.
Le nouveau taux du Livret A proposé « est en légère hausse par rapport au taux actuel de 1,5 % fixé en janvier dernier, et reste au-dessus du niveau de l’inflation moyen observé sur les six derniers mois », précise la banque centrale dans un communiqué.
Bercy doit avaliser la proposition ce mercredi
Attendue par les prévisionnistes entre 1,7 % et 1,8 %, la remontée du taux est la conséquence logique de la poussée de l’inflation au printemps, qui a culminé à 2,4 % sur un an au mois de mai, selon l’Insee, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient.
La proposition doit toutefois être avalisée dans la journée par Bercy, en vue d’une entrée en vigueur des taux actualisés le 1er août. Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, doit s’exprimer sur TF1 à 13 heures.
Les 58 millions de Livret A cumulaient, fin mai, 444,6 milliards d’euros, selon les derniers chiffres partagés par la Caisse des dépôts, qui rémunère une partie des intérêts versés en début d’année. Les sommes déposées sur les Livrets A et les LDDS sont destinées au financement du logement social et à la politique de la ville.
Concernant le Livret d’épargne populaire, réservé aux ménages modestes et détenu par 12 millions de personnes, la Banque de France propose de maintenir son taux à 2,5 %, soit 0,3 point de plus que les 2,2 % calculés par la formule. Un « coup de pouce », explique la Banque de France, alors que ce produit attractif, peu mis en avant par les banques, peine à trouver son public.
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