Encéphalite mortelle : un garçon hospitalisé à l’hôpital Rambam

Naegleria fowleri

Encéphalite mortelle : un garçon hospitalisé à l’hôpital Rambam

Un garçon de 9 ans a été admis en soins intensifs dans un état grave au centre médical Rambam, suite à une encéphalite provoquée par Naegleria fowleri, une amibe microscopique surnommée « l’amibe mangeuse de cerveau ». Cette infection rare mais sévère a été confirmée après analyse d’un prélèvement envoyé au laboratoire du ministère de la Santé. Le garçon présentait un gonflement cérébral important, nécessitant une sédation et une ventilation mécanique.

L’enquête menée par le ministère de la Santé a révélé que l’enfant avait nagé environ une semaine avant son hospitalisation sur la plage de Kursi, située au bord du Kinneret, également connu sous le nom de mer de Galilée. Cette amibe se développe dans les eaux douces et chaudes, et l’infection survient lorsque de l’eau contaminée pénètre par le nez, permettant à l’amibe d’atteindre le cerveau. Bien que cette maladie ait un taux de mortalité très élevé, elle reste extrêmement rare. Le ministère souligne qu’elle ne peut pas être contractée en buvant de l’eau ni par contact avec une autre personne.

À l’échelle mondiale, moins de 500 cas ont été recensés, avec seulement quelques cas diagnostiqués récemment aux États-Unis et en Israël. En Israël, trois cas ont été identifiés au cours des dernières années. Pour limiter les risques lors de baignades dans des eaux douces et chaudes, les autorités recommandent d’éviter d’introduire de l’eau dans le nez, notamment lors de sauts ou de plongées. Le port de bouchons nasaux ou la fermeture volontaire du nez est conseillé. Il est également recommandé de ne pas remuer le fond des eaux peu profondes, où l’amibe peut se concentrer.

Les symptômes initiaux de l’infection incluent fièvre, douleurs, maux de tête intenses, nausées et vomissements. Ces signes peuvent rapidement évoluer vers une raideur de la nuque, une confusion, une somnolence inhabituelle et une altération de la conscience. Face à ces symptômes, surtout après une exposition à de l’eau douce, il est crucial de consulter immédiatement un médecin et de mentionner cette exposition.

Cette affaire rappelle la vigilance nécessaire face à cette menace rare mais grave, notamment dans les zones où la baignade en eau douce est courante. Les autorités sanitaires insistent sur la prévention et la rapidité de la prise en charge médicale pour améliorer les chances de survie. Le cas de ce jeune garçon souligne l’importance de sensibiliser le public aux risques liés à Naegleria fowleri, tout en rappelant que cette infection reste une exception dans les pratiques de baignade habituelles.

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