«Les Etats-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs », tente de justifier le décret publié jeudi par la Maison-Blanche. « Ontario » est une appellation d’origine amérindienne. Selon le Premier ministre canadien, elle vient du mot huron « Ontari’io », qui veut dire « le lac est beau, le lac est grand ».
Dans les heures qui suivent son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump s’empresse de signer un décret pour rebaptiser le golfe du Mexique en « Golfe d’Amérique ». Même Google s’y est mis.
Il ne veut rien lâcher. A son retour à Washington, Donald Trump a voulu accoler son nom à la célèbre salle de spectacles de la ville, le « Kennedy Center », pour qu’il devienne le « Trump Kennedy Center ». Les lettres sont apparues sur la façade, puis ont été enlevées via une décision de justice… laquelle est contestée par le camp Trump. Aux dernières nouvelles, le site pourrait tout bonnement être détruit si le président n’obtient pas gain de cause.
Donald Trump déteste Barack Obama. Or, l’ancien président démocrate avait redonné en 2015 son nom d’origine au Mont McKinley, en Alaska, à savoir le « Denali ». Qu’a fait Trump dès janvier 2025 ? Il a remis « McKinley » sur la carte, en hommage au 25e président des Etats-Unis, William McKinley.
Comment résoudre le conflit qu’il a lui-même déclenché en Iran ? En s’arrogeant le détroit d’Ormuz ! Le 18 août dernier, le président américain publie sur son réseau Truth Social une carte où le détroit d’Ormuz devient un « nouveau territoire américain », sans préciser s’il s’agissait vraiment d’une plaisanterie.
Il a un boulevard à son nom à Mar-a-Lago. Il a aussi un aéroport. En Floride, le tarmac de Palm Beach, sobrement intitulé Aéroport international de Palm Beach, s’appelle désormais l’« Aéroport international du président Donald J. Trump » (c’est marqué sur le panneau).
Sous Joe Biden, comme une dizaine d’autres sites à travers le pays, la base militaire de Fort Bragg, en Caroline du Nord, a été renommée « Fort Liberty ». Leurs appellations étaient associées à des généraux confédérés de la guerre de Sécession. Machine arrière fin 2025, puisque Fort Liberty s’appelle aujourd’hui… Fort Bragg.
Depuis janvier 2025, Donald Trump revient à la charge régulièrement contre le Canada, qu’il veut transformer en « 51e Etat » des Etats-Unis. Preuve en est avec cette carte partagée sur Truth juste avant son investiture.
Avant même son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump avait indiqué vouloir prendre le contrôle du Canal de Panama. Depuis, il a contrecarré les plans de la Chine sur place.
Mai 2026. Après le Canada ou le Groenland, c’est au tour du Venezuela d’apparaître sur une carte que Donald Trump partage sur les réseaux sociaux, là encore sous les couleurs américaines. Quatre mois plus tôt, le président vénézuélien et son épouse avaient été enlevés à Caracas par les forces spéciales américaines.
Lors de son premier mandat, Donald Trump avait tenté de racheter le Groenland au Danemark, rien que ça. Il remet donc le couvert depuis le début de son second mandat, en vain.
En février 2025, Donald Trump a de grands projets pour la bande de Gaza. Il reposte une vidéo IA délirante où le territoire palestinien devient, selon lui, une nouvelle « riviera ». Sur place, il imagine bien sûr des palaces Trump. Un projet qui risque toutefois de ne jamais voir le jour.
Moins important sur la scène internationale, mais tout aussi symptomatique de l’ingérence du président américain : le monde du sport. L’équipe de football américain de Washington a changé de nom en 2020. Elle a abandonné le surnom de « Redskins », raciste envers les Amérindiens, et opté pour les « Commanders ». Mais Donald Trump n’est pas de cet avis et a réclamé en 2025 le retour des « Peaux-Rouges » de la capitale fédérale. En vrain.
Autre vestige sportif borderline que Donald Trump a ressorti des cartons en 2025 : l’équipe de baseball des Cleveland Guardians, qui s’appelaient auparavant les Indians.
La source de cet article se trouve sur ce site

