Ces informations qu’Israël ne partage même pas avec les USA

L’atout secret contre l’Iran : les informations cruciales qu’Israël refuse de partager avec les États-Unis.

« Le canal des accords entre Washington et Téhéran est pratiquement épuisé » : les États-Unis renouent avec la pression militaire

Une source diplomatique occidentale affirme que le processus d’entente entre Washington et Téhéran est, dans les faits, arrivé à son terme et que les États-Unis recommencent à exercer une pression militaire. Dans ce contexte, les pays occidentaux accordent une importance croissante aux renseignements israéliens concernant l’Iran et le Hezbollah.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran entre dans une nouvelle phase, dans laquelle on parle moins de messages réciproques et davantage du rapport de forces réel. Selon un article publié par le quotidien libanais Nidaa al-Watan, les pays occidentaux estiment que le processus d’entente qui caractérisait récemment les relations entre Washington et Téhéran s’est érodé et que l’administration américaine recommence progressivement à utiliser des moyens de pression militaires afin de contraindre l’Iran à faire des concessions plus importantes.

Une source diplomatique occidentale a déclaré au journal que le mémorandum d’entente sur lequel reposaient les relations entre les deux parties était « pratiquement arrivé à son terme ». Selon lui, le président américain Donald Trump a donné aux Iraniens l’occasion de faire preuve de souplesse, mais Téhéran ne l’a pas saisie.

La source précise qu’après les accords, l’Iran est certes revenu à la table des négociations, mais que les résultats ont été extrêmement limités. Selon lui, seuls des progrès partiels ont été enregistrés sur la question nucléaire, tandis que, sur les autres dossiers, Téhéran a maintenu une position rigide et n’a pas apporté les réponses que Washington attendait.

C’est donc, selon lui, ce qui explique le retour à la pression militaire : pas nécessairement comme prélude à une guerre totale, mais comme un moyen destiné à augmenter le prix à payer pour l’Iran et à le pousser vers des accords beaucoup plus substantiels.

Israël reste encore sous contrôle — mais jusqu’à quand ?

Selon cette source, l’administration américaine parvient encore, à ce stade, à contrôler le rythme des événements vis-à-vis d’Israël et à l’empêcher de prendre des initiatives indépendantes susceptibles de déclencher un conflit régional de grande ampleur.

Mais plus la campagne militaire s’intensifiera, plus une question se posera avec acuité : Washington finira-t-il par demander à Israël de participer plus directement aux opérations ?

Selon lui, il n’existe pour l’instant aucune réponse claire à cette question. Il souligne toutefois que les États-Unis s’appuient largement sur l’immense volume de renseignements dont Israël dispose sur l’Iran.

L’objectif principal, affirme-t-il, a toujours été et demeure l’Iran lui-même et non le Hezbollah. L’organisation libanaise occupe le deuxième rang dans l’ordre des priorités, tandis que l’essentiel de l’attention est porté sur les infrastructures nucléaires iraniennes et sur la crainte israélienne de voir Téhéran poursuivre ses avancées dans ce domaine.

Selon cette source, Israël collecte depuis des années des volumes considérables d’informations sur le système iranien, depuis le sommet de la hiérarchie politique jusqu’aux échelons militaires, sécuritaires, scientifiques et nucléaires.

Selon lui, cet effort de renseignement a également eu une influence directe sur la compréhension de la structure du Hezbollah. Il affirme qu’une grande partie des informations importantes concernant l’organisation libanaise se trouve précisément en Iran, parallèlement à l’activité de renseignement israélienne menée depuis longtemps au Liban, notamment depuis la guerre de 2006.

La combinaison de ces deux sources, affirme-t-il, a permis au fil des années de constituer une image extrêmement détaillée de la structure de l’organisation, de ses modes de déplacement, de ses réseaux, de ses installations, de ses dépôts d’armes et de ses centres de commandement.

« L’ampleur de l’infiltration en Iran a également surpris les Occidentaux »

Le point auquel l’article accorde le plus d’importance concerne la profondeur de la pénétration du renseignement israélien en Iran.

Selon cette source, les capitales occidentales ont été surprises par l’ampleur des capacités israéliennes et par la précision des informations utilisées en temps réel.

Il affirme que les premiers jours de la guerre ont illustré la profondeur de cette pénétration. Selon lui, au cours des douze premiers jours, 17 hauts responsables scientifiques du programme nucléaire iranien ont été éliminés. Parallèlement, des personnalités de premier plan appartenant aux structures de commandement militaire et sécuritaire ont été visées dès le premier jour, ainsi que des membres de la haute direction du régime.

La source présente cette succession d’opérations comme la preuve qu’Israël disposait d’informations extrêmement précises sur l’identité des cibles, leur localisation, leurs habitudes de déplacement et le meilleur moment pour les atteindre.

La source évoque également l’élimination d’Ismaïl Haniyeh à l’intérieur d’un complexe identifié comme étant lié aux Gardiens de la révolution iraniens.

Selon lui, la capacité à le frapper dans un lieu sécurisé avec un degré de précision élevé a démontré à quel point les renseignements israéliens avaient pénétré profondément dans le système iranien.

Il ajoute que si Israël est capable de calculer les temps de réaction, les déplacements et la présence de hauts responsables iraniens avec une précision permettant de déterminer une fenêtre d’attaque extrêmement précise, alors il s’agit d’une pénétration qui ne se limite pas aux seuls domaines militaire ou sécuritaire.

Selon lui, cette pénétration concerne également les cercles logistiques, organisationnels et civils qui entourent les centres de décision.

Selon la même source, les pays occidentaux estiment que les informations qu’Israël a déjà utilisées ou partagées ne représentent qu’une partie de ce dont il dispose.

L’hypothèse est qu’Israël détient encore une base de renseignements beaucoup plus importante sur l’Iran et que la totalité de ces informations n’a pas été transmise aux États-Unis.

La raison, selon cette analyse, est simple : en Israël, une partie de ces informations est considérée comme un actif stratégique autonome, destiné à être utilisé également dans le cadre de futurs projets militaires, et pas uniquement pour la coopération avec Washington.

Une carte maîtresse également sur le front libanais

Selon l’article, cet avantage en matière de renseignement confère à Israël non seulement une capacité opérationnelle, mais également un poids politique.

Plus les renseignements israéliens deviennent indispensables dans la campagne contre l’Iran, plus le poids d’Israël augmente dans la définition des décisions américaines et occidentales.

Les conséquences ne concernent pas uniquement le front iranien, mais également le Liban.

Selon cette source, les renseignements israéliens sur le Hezbollah et sur les liens entre l’organisation et l’Iran font d’Israël un acteur difficile à contourner dans tout futur accord — qu’il s’agisse d’un arrangement sécuritaire, d’un mécanisme de contrôle, d’une réduction des capacités du Hezbollah ou d’accords plus larges à l’échelle régionale.

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