Une opération secrète à Gaza révélée après la mort d’un soldat
Lors des cérémonies de Yom HaZikaron, consacrées à la mémoire des soldats tombés, un témoignage bouleversant est venu lever le voile sur une opération militaire restée jusque-là inconnue. Les parents du sergent Uriah Aymelek Goshen ont révélé que leur fils avait été tué lors d’une mission de sauvetage menée au cœur de Gaza pour tenter de retrouver la famille Bibas, enlevée le 7 octobre 2023. Une révélation tardive, qui éclaire d’un jour nouveau les circonstances de sa mort et souligne la complexité des opérations menées dans la bande de Gaza.
L’intervention, baptisée « Cœur Rouge », s’est déroulée à Khan Younès dans le cadre d’une tentative de localisation et d’extraction de Shiri Bibas et de ses deux enfants, Ariel Bibas et Kfir Bibas. Ces derniers avaient été enlevés à leur domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du 7 octobre. Selon les informations désormais établies, les trois otages avaient été tués peu après leur enlèvement, bien avant l’opération militaire lancée en janvier 2024. Leurs ravisseurs auraient ensuite tenté de maquiller les circonstances de leur mort en les attribuant à des frappes israéliennes, ajoutant une dimension supplémentaire à cette tragédie.
Pendant plusieurs mois, la nature exacte de la mission ayant coûté la vie à Uriah Goshen est restée inconnue de sa famille. Ce n’est qu’à l’issue d’une enquête interne que les autorités ont confirmé qu’il participait à une opération de sauvetage ciblée. Lors de la cérémonie, sa mère a pris la parole pour évoquer ce moment, décrivant une mission menée par de jeunes soldats engagés dans une tentative désespérée de sauver des otages. Elle a également appelé les responsables politiques et la société israélienne à se montrer à la hauteur du sacrifice de ces jeunes militaires, qu’elle décrit comme animés par un profond idéal.
Le sergent Goshen appartenait à la brigade Givati, une unité engagée en première ligne dans les opérations terrestres à Gaza. Né à Jérusalem, il était connu pour son engagement et sa capacité à rassembler. Selon ses proches, il incarnait un sens aigu de la justice et une volonté constante de venir en aide aux plus vulnérables. À ses côtés, un autre soldat, le sergent Uri Jarbi, a également perdu la vie lors de cette même mission.
Cette révélation intervient dans un contexte où la question des otages demeure centrale dans le conflit entre Israël et le Hamas. Depuis les attaques du 7 octobre, plusieurs opérations ont été menées pour tenter de localiser et libérer les captifs, souvent au prix de risques élevés pour les forces engagées. Si certaines missions ont abouti, d’autres, comme celle-ci, se sont soldées par des pertes sans permettre d’atteindre leur objectif initial.
Au-delà du drame individuel, cette affaire met en lumière la difficulté de concilier impératifs militaires et objectifs humanitaires dans un conflit marqué par une forte asymétrie et une opacité persistante. Elle rappelle également que derrière chaque opération se jouent des trajectoires humaines, souvent révélées bien après les faits.
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