«Des navires militaires interceptent actuellement notre flottille et les forces israéliennes sont en train de monter à bord du premier de nos bateaux ». La flottille Global Sumud a dénoncé l’intervention d’Israël à l’encontre de cette nouvelle flottille pour Gaza, au large de Chypre. Composée d’une cinquantaine de bateaux, elle est partie de Turquie le 14 mai.
« Nous sommes certains qu’au moins deux ou trois bateaux » ont été stoppés, a précisé Gorkem Duru, membre de la branche turque de la flottille, qui ne se trouve pas à bord. Mais d’autres poursuivent leur route vers Gaza, a-t-il dit. Il ajoute que « les communications avec les navires avaient été coupées ». Israël n’a pas confirmé l’information dans l’immédiat.
Ankara a condamné de son côté cette « intervention des forces israéliennes dans les eaux internationales », qui constitue un « nouvel acte de piraterie » selon le ministère turc des Affaires étrangères. Un terme repris par les organisateurs de la flottille : ils exhortent « les gouvernements à agir immédiatement » afin de permettre « un passage sûr pour (cette) mission humanitaire légale et non violente ».
Plus tôt lundi, le ministère israélien des Affaires étrangères avait prévenu qu’il « ne permettrait aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza ». « Israël appelle tous les participants à cette provocation à changer de cap et à faire immédiatement demi-tour », a-t-il menacé.
Il s’agit de la troisième tentative en un an de briser le blocus israélien imposé à Gaza, ravagée par la guerre et confrontée à de graves pénuries depuis le début du conflit entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas en octobre 2023.
Les autorités israéliennes rejettent les accusations de pénurie d’aide. « La bande de Gaza est inondée d’aide. Rien que depuis octobre, plus de 1,58 million de tonnes d’aide humanitaire et des milliers de tonnes de fournitures médicales sont entrées à Gaza », a assuré le ministère.
Une précédente flottille interceptée le 30 avril
Israël avait déjà intercepté une précédente flottille dans les eaux internationales au large de la Grèce le 30 avril, relâchant rapidement en Crète la plupart des militants à bord, mais arrêtant deux d’entre eux, détenus plusieurs jours avant d’être expulsés. Des ONG ont dénoncé des arrestations illégales, affirmant que les deux hommes avaient subi des mauvais traitements durant leur incarcération en Israël. Des allégations niées par Israël.
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