Tsahal détruit le plus grand réseau de tunnels du Hezbollah

Tsahal frappe le sous-sol du Hezbollah

L’armée israélienne affirme avoir porté un coup majeur à l’infrastructure militaire du Hezbollah dans le sud du Liban, en détruisant un vaste réseau souterrain dans la région de Kantara, à une dizaine de kilomètres de la frontière israélienne. Présenté comme l’un des plus importants complexes découverts depuis le début des opérations au Liban, ce dispositif aurait été conçu pour abriter des combattants, stocker des armes et soutenir des opérations contre le nord d’Israël.

Selon les éléments communiqués par l’armée israélienne, le réseau comprenait plusieurs galeries, des zones de couchage, des caches d’armes, des moyens de communication et des accès reliés à des positions opérationnelles. Certaines sections auraient même été connectées à des lance-roquettes orientés vers le territoire israélien. L’infrastructure, attribuée aux forces Radwan, l’unité d’élite du Hezbollah, aurait été construite sur plusieurs années avec un soutien iranien direct. C’est là que réside l’enjeu principal : il ne s’agirait pas seulement d’un tunnel défensif, mais d’un véritable dispositif de guerre souterraine, pensé pour durer, résister et préparer des attaques.

La localisation de Kantara renforce la portée stratégique de cette découverte. Située face à la Haute Galilée, non loin de localités israéliennes comme Margaliyot et Dovev, la zone s’inscrit dans un secteur sensible où Israël redoute depuis longtemps des infiltrations, des tirs antichars et des attaques coordonnées contre ses communautés frontalières. Depuis l’offensive israélienne au Liban en 2024, Tsahal dit avoir mis au jour plusieurs complexes souterrains du Hezbollah, mais celui-ci serait, selon l’armée, le plus vaste identifié dans le sud du pays. Le chiffre évoqué dans certains comptes rendus — deux kilomètres de longueur et une extension sur plusieurs axes — traduit surtout l’ampleur d’un maillage dont toutes les ramifications ne sont pas nécessairement visibles immédiatement.

Cette opération intervient dans un climat toujours instable, malgré les tentatives de cessez-le-feu et les pressions diplomatiques. Ces dernières semaines, Israël a multiplié les annonces de démantèlement d’infrastructures du Hezbollah, affirmant avoir neutralisé des milliers de positions, saisi des armes et frappé des sites dissimulés dans des zones civiles. Le Hezbollah, de son côté, reste implanté dans le sud du Liban, tandis que la population locale subit les conséquences directes de cette confrontation prolongée : destructions, déplacements et incertitude sur un éventuel retour dans les villages frontaliers.

La destruction de ce réseau souterrain ne met donc pas fin à la menace, mais elle illustre la profondeur de la guerre menée entre Israël et le Hezbollah : une guerre de surface, mais aussi une guerre invisible, creusée sous les villages, les routes et les lignes de front. Pour Israël, l’objectif affiché est de réduire durablement la capacité d’attaque du Hezbollah près de la frontière. Pour le Liban, cette séquence souligne une nouvelle fois le poids militaire du mouvement chiite dans le sud du pays et les risques d’un conflit qui continue de remodeler toute la région frontalière.

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