Au cours d’un débat sur le gel des arrestations d’étudiants de Yechiva, le député Elazar Stern a déclaré qu’il était difficile de ne pas éprouver de la haine en voyant les orthodoxes « faire la fête en Galilée pendant les vacances scolaires (Bein Hazemanim) ». Le député Yinon Azoulay a répliqué fermement : « Je ne connais aucun Juif qui hait un autre Juif. »
JDN
Un vif affrontement a éclaté hier (mardi) au sein de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset lors d’un débat sur le projet de loi visant à geler les arrestations d’étudiants de Yechiva. Le député Elazar Stern a tenu des propos d’une grande sévérité à l’égard de la communauté orthodoxe (‘Haredi), déclenchant une réaction de colère de la part des députés orthodoxes.
Pendant la discussion, Stern s’est adressé à l’un des participants dans la salle en disant : « Comment faites-vous pour ne pas haïr les orthodoxes quand vous les voyez faire la fête en Galilée pendant les vacances scolaires, alors que tout le monde est mobilisé dans la réserve ? » Cette phrase a immédiatement provoqué un tollé autour de la table de la commission.
Le député Yinon Azoulay (du parti Shas) lui a répliqué avec force : « Je ne connais aucun Juif qui hait un autre Juif. Si vous, vous haïssez des Juifs, c’est votre propre judaïsme qu’il faut examiner. »
Le député Moche Solomon est également intervenu pour déclarer : « Il est interdit de haïr un Juif. Elazar, mon ami, je pense qu’il est absolument interdit de haïr un Juif, quoi qu’il arrive. »
Plus tard au cours de l’échange, Elazar Stern a nuancé ses propos en affirmant : « De manière générale, je ne hais aucun être humain, et pas seulement les Juifs. »
Cette passe d’armes s’inscrit dans le cadre des débats persistants autour de la conscription des étudiants de Yechiva et des mesures drastiques appliquées à ceux qui ne se sont pas présentés aux bureaux de recrutement, conformément aux directives de leurs autorités spirituelles. Ces derniers jours, cette question demeure au centre de l’affrontement politique et public entre la coalition et l’opposition.
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