Ces accusations replacent Sciences Po au cœur d’une controverse déjà apparue au plus fort des mobilisations étudiantes liées à la guerre entre Israël et le Hamas. Depuis le 7 octobre 2023, plusieurs campus occidentaux ont été le théâtre de manifestations, d’occupations de bâtiments et de blocages ayant conduit les directions universitaires ainsi que les autorités à intervenir pour rétablir le fonctionnement normal des établissements.
En France, comme dans plusieurs démocraties occidentales, ces tensions se sont également accompagnées d’une hausse des actes et des propos antisémites recensés par les autorités. Les gouvernements ont appelé les universités à lutter contre toutes les formes de haine, à garantir la sécurité des étudiants et à préserver le bon fonctionnement des campus, tout en veillant au respect de la liberté d’expression.
La publication de cette enquête remet aujourd’hui les pratiques de Sciences Po sous les projecteurs et relance le débat sur la manière dont les établissements d’enseignement supérieur encadrent les mobilisations liées au conflit israélo-palestinien. Elle intervient alors que plusieurs pays occidentaux ont renforcé leur vigilance face à la montée de l’antisémitisme depuis les attaques du 7 octobre.
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