Affaire Sarah Halimi : les avocats de la famille demandent la réouverture de l’instruction.
Il y a près de neuf ans à Paris, Kobili Traoré, gros consommateur de cannabis, avait roué de coups, au cri de «Allah Akbar», et jeté du haut d’un balcon Sarah Halimi, sa voisine d’immeuble âgée de 65 ans.
Les avocats de la famille de Sarah Halimi ont annoncé avoir déposé une requête devant la cour d’appel de Paris pour rouvrir l’instruction sur le meurtre de cette femme de confession juive en 2017.
Dans un communiqué transmis mercredi à l’AFP, confirmant une information du Point, Mes Olivier Pardo et Raphaële Bialkiewicz assurent détenir «des éléments nouveaux» sur Kobili Traoré, jugé pénalement irresponsable du meurtre de Sarah Halimi. Ce dernier a été mis en examen et écroué dans le cadre d’une autre affaire en février. Il y a près de neuf ans à Paris, Kobili Traoré, gros consommateur de cannabis, avait roué de coups, au cri de «Allah Akbar», et jeté du haut d’un balcon Sarah Halimi, sa voisine d’immeuble âgée de 65 ans.
Bien qu’entérinant la nature antisémite du meurtre, la Cour de cassation avait confirmé l’absence de procès dans cette affaire retentissante en avril 2021. Selon les experts psychiatriques, le meurtrier avait été pris d’une «bouffée délirante» au moment des faits. Dans leur communiqué, les avocats de la famille de Sarah Halimi assurent disposer d’«éléments nouveaux que ne détenaient ni les magistrats instructeurs ni les experts judiciaires ni la chambre de l’instruction» et qui «mettent à bas l’irresponsabilité pénale de M. Kobili Traoré».
«Préméditation»
Parmi ces éléments, «la consommation de crack antérieure au passage à l’acte», «la préméditation» et «l’exploitation d’un enregistrement audio réalisé au moment de la défenestration de Sarah Halimi par l’un de ses voisins, qui démontre la conscience politique et antisémite» de Kobili Traoré. Selon les conseils, tous ces éléments sont «incompatibles avec une abolition du discernement».
Dans une affaire distincte, Kobili Traoré est soupçonné de s’en être pris le 27 janvier dernier, avec deux autres suspects, à une personne auprès de laquelle ils «se fournissaient en stupéfiants» et avec laquelle l’un des suspects «avait un litige financier», a relaté le parquet en février. La victime a raconté qu’elle «attendait la visite d’un homme» quand, derrière ce «visiteur», «deux autres avaient pénétré dans son appartement, le visage dissimulé, l’avaient aspergé de gaz lacrymogène et violenté, avant de fouiller l’habitation».
Depuis l’affaire Sarah Halimi, Kobili Traoré a fait «l’objet de soins en Unité pour malades difficiles (UMD) jusqu’en 2020, puis à l’hôpital jusqu’en 2023, de nouveau à l’UMD pendant un an, avant de retourner en hôpital en septembre 2024», selon le ministère public. «Un psychiatre a attesté» au cours de sa garde à vue «qu’il ne présentait pas de symptomatologie aigüe (ni syndrome délirant ni désorganisation)», a souligné le parquet. «L’affaire Sarah Halimi n’est pas terminée», promettent Mes Pardo et Bialkiewicz.
Le Figaro
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