Le gouvernement britannique a vivement réagi vendredi 5 juin aux déclarations du vice-président américain J.D. Vance concernant le meurtre d’Henry Nowak, un étudiant de 18 ans tué au Royaume-Uni. Les services du Premier ministre Keir Starmer ont dénoncé des « tentatives d’ingérence » dans le débat public britannique.
Dans un communiqué, Downing Street a affirmé avoir vu « des personnes tenter d’interférer dans notre démocratie et chercher à attiser les divisions dans nos rues ». Cette réaction intervient après un message publié par J.D. Vance sur X, dans lequel il a qualifié la mort d’Henry Nowak de « meurtre tragique et inacceptable » et estimé que l’étudiant serait encore en vie si les élites européennes avaient résisté à ce qu’il décrit comme des politiques d’« invasion massive de migrants ».
La même stratégie qu’Elon Musk
Le gouvernement britannique a également rappelé la position de la famille de la victime. « La famille Nowak est en deuil après l’horrible meurtre d’Henry. Elle a déclaré ne pas vouloir que sa mort soit utilisée pour créer davantage de division, de haine ou de tensions. Nous devons respecter ses souhaits », a souligné Downing Street. Les services de Keir Starmer ont ajouté que « notre politique doit rassembler les gens, même dans les circonstances les plus terribles. C’est ce que nous sommes en tant que pays ».
Cette polémique intervient alors qu’Elon Musk multiplie lui aussi les critiques contre le gouvernement britannique. Jeudi, Keir Starmer l’avait accusé d’« essayer de susciter la division » après plusieurs publications du milliardaire sur X au sujet de cette affaire. Elon Musk a notamment attaqué la police britannique et indiqué être prêt à financer une action en justice contre elle.
Une enquête en cours par l’IGPN britannique
Henry Nowak a été tué par Vickrum Digwa, un homme sikh de 23 ans condamné lundi à la prison à vie avec une période de sûreté de 21 ans. Au moment des faits, le condamné avait affirmé aux policiers avoir été victime d’une agression raciste et avoir agi en état de légitime défense. Les agents l’avaient alors cru et avaient menotté Henry Nowak alors qu’il succombait à ses blessures.
Notre dossier sur le Royaume-Uni
L’intervention des policiers fait désormais l’objet d’une enquête menée par l’IOPC, l’organisme chargé de contrôler les forces de l’ordre au Royaume-Uni. Son rapport est attendu dans les trois prochains mois. L’affaire a également été récupérée par certaines personnalités d’extrême droite, qui accusent la police de traiter différemment les Blancs et les minorités ethniques. Le gouvernement britannique et les responsables policiers rejettent ces accusations.
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