Georges Bensoussan – Mes réponses aux mensonges du palestinisme
Le mois dernier la chaîne publique française « La Cinq » diffusait une série documentaire intitulée « Palestine, une histoire », qui mêle images d’archives, témoignages et paroles d’experts.
Dans un entretien « droit de réponse », l’historien Georges Bensoussan, auteur d’une « nouvelle histoire du sionisme » parue en collection folio démonte une à une les principales affirmations relayées dans cette série « grand public » :
Non, l’âge d’or judéo-musulman n’a jamais existé.
Non, la Palestine n’était pas une société très ancienne et très avancée.
Non, le sionisme ne visait pas seulement à la création d’un « état refuge ».
Non, les Arabes n’ont pas joué aucun rôle dans la Shoah.
Non, Jérusalem n’est pas le berceau commun des trois monothéismes.
Autant de mises au point, qui construisent magistralement le récit visant à effacer Israël de la carte.

Le sionisme n’est pas seulement une réponse à l’antisémitisme mais un mouvement national né de deux courants de pensée: la Synagogue et les Lumières. En choisissant comme bornes de son étude les années 1860 et 1950, Georges Bensoussan décrit la formation d’un État, de sa genèse au sein de l’espace ottoman à la cristallisation du récit victimaire arabe.
Georges Bensoussan, Une nouvelle histoire du sionisme, Gallimard « folio », 2026
Pour écrire un livre d’histoire, que l’objet soit un phénomène collectif ou un personnage, il faut d’abord décider des dates qui marquent le début et la fin du récit. Même lorsqu’il est question de la vie d’un grand personnage, le choix n’est pas évident. Faut-il commencer par sa naissance, ou par un événement extérieur qui, comme dans le cas de Napoléon Bonaparte, a contribué à le faire naître français ? Et puis où mettre le point final ? La mort politique ? La mort physique ? Sa place dans l’Histoire ? Même question pour un événement historique. La Première Guerre mondiale s’est-elle terminée le 11 novembre 1918 à 11 h 11 ? Le choix de la borne de départ et de la borne d’arrivée définit un cadre interprétatif, oriente une lecture des faits, fixe un horizon.

Place Allenby, Tel-Aviv, années 1930. La « Ville blanche », centre urbain majeur de la communauté juive avec plus de 150 000 habitants, au cœur du développement national juif en Palestine mandataire avant la Seconde Guerre mondiale. © D.R.
Dans sa Nouvelle Histoire du sionisme (1860-1950), Georges Bensoussan nous livre le sien dès le titre. La narration démarre bien avant les grands pogroms déclenchés à la suite de l’assassinat du tsar Alexandre II en 1881, qui poussèrent des centaines de milliers de Juifs hors de l’Empire russe. Elle s’achève un an après la fin de la guerre de 1948-1949 conclue par les accords de cessez-le-feu entre le tout jeune État juif et les pays arabes voisins. Ce cadrage n’est pas neutre. Il envisage le sionisme comme un processus qui ne se réduit ni à une réaction aux violences de la fin du xixᵉ siècle, ni à la Shoah et à la séquence diplomatique et militaire qui a accouché d’Israël.
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