Selon un rapport du Wall Street Journal, le ministère des Affaires étrangères israélien a signé un contrat de plus de 45 millions de dollars avec un ancien conseiller de Trump. Dans le cadre de cette initiative, des messages textuels basés sur l’IA, des campagnes sur les réseaux sociaux ainsi que des actions auprès d’influenceurs et de médias conservateurs sont déployés.
JDN – Zeev Gour Arieh
Israël a considérablement élargi ces derniers mois ses activités de diplomatie publique (Hasbara) et d’influence aux États-Unis, en faisant un usage massif d’outils d’intelligence artificielle, de campagnes numériques et de collaborations avec des entités identifiées à la droite américaine, a rapporté ce dimanche le Wall Street Journal.
Selon le rapport, le gouvernement a signé un contrat d’un montant supérieur à 45 millions de dollars avec la société de conseil de Brad Parscale, qui a dirigé par le passé les campagnes électorales du président des États-Unis Donald Trump. Parallèlement, un budget de plus de 700 millions de dollars a été approuvé pour étendre les efforts de diplomatie publique d’Israël à travers le monde.
L’un des outils centraux de cette campagne est un dispositif de messages textuels basés sur l’intelligence artificielle, envoyés à des millions d’Américains au nom de personnages fictifs comme « Emma » ou « Sarah », sous l’intitulé « Friends for Peace ». Les messages débutent par des questions sur Israël, l’Iran et la sécurité mondiale, puis engagent une conversation via des systèmes d’IA.
D’après le rapport, l’entreprise Sparkfire, qui opère ce projet, a reçu jusqu’à la mi-mai environ 6,5 millions de dollars pour cette mission. La société a précisé que, parallèlement à l’intelligence artificielle, des opérateurs humains participent également à la gestion des conversations avec les destinataires.
Il est également affirmé qu’une partie du projet comprend la création de sites internet de contenus pro-israéliens. Ceux-ci sont conçus pour influencer les résultats renvoyés par les modèles d’intelligence artificielle tels que ChatGPT et Claude, en augmentant le volume de contenus positifs disponibles sur le réseau concernant Israël.
En parallèle, selon les documents révélés, Israël active une série d’entreprises et de conseillers qui travaillent auprès d’influenceurs du web, de dirigeants évangéliques, d’étudiants et de professionnels des médias. Une partie de cette activité comprend des campagnes basées sur la géolocalisation, la gestion de relations avec des influenceurs et des programmes visant à diffuser des messages pro-israéliens auprès de différents publics cibles aux États-Unis.
Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, a récemment critiqué ces activités de communication israéliennes, affirmant que certains acteurs israéliens tentent d’influencer l’opinion publique américaine concernant la guerre contre l’Iran. À l’inverse, Parscale a rejeté ces accusations, clarifiant que l’objectif de son action est de lutter contre ce qu’il qualifie de « désinformation et de haine des Juifs », et non d’influencer les négociations politiques.
Le rapport note que la baisse du soutien public envers Israël aux États-Unis, en particulier chez les jeunes et les démocrates, constitue la toile de fond de ce renforcement des efforts de communication, après que des sondages publiés ces derniers mois ont indiqué une érosion significative de la perception positive à l’égard d’Israël.
La source de cet article se trouve sur ce site

