
Donald Trump ne laisse guère de place au doute. Lors d’une cérémonie à la Maison Blanche mercredi, le président américain a assuré que le détroit d’Ormuz avait « ouvert la nuit dernière » et que de nombreux navires avaient pu le traverser. : « Le détroit est entre nos mains, nous en avons le contrôle total. »
Trump reconnaît toutefois que l’Iran conserve une capacité de nuisance et peut encore « harceler » le trafic, notamment en tirant occasionnellement sur des drones. Mais selon lui, une quantité importante de pétrole a déjà pu transiter au cours des deux dernières semaines.
À Téhéran, le discours est diamétralement opposé. Le régime iranien continue d’affirmer que le détroit reste fermé et sous son contrôle. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi avait déjà répondu aux revendications américaines en affirmant que le détroit « a été iranien, est iranien et restera iranien » et que son ouverture ou sa fermeture dépendrait de l’Iran.
Alors qui contrôle réellement Ormuz ? Les chiffres donnent une réponse beaucoup moins tranchée que les déclarations des deux camps. Des navires traversent effectivement le détroit, mais le trafic reste très limité. D’après les données de Kpler rapportées mercredi par Reuters, seulement six navires transportant des marchandises ont franchi Ormuz mardi, contre neuf lundi et une moyenne récente de onze par jour. Reuters souligne ainsi que Trump affirme que le détroit est ouvert tandis que l’Iran maintient qu’il est fermé.
La bataille se joue aussi sur le terrain diplomatique. Interrogé mercredi sur une éventuelle reprise des négociations avec l’Iran, Trump a répondu : « Peut-être à un moment donné », estimant toutefois que, pour l’instant, «
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