Ormuz: les États-Unis adressent un nouvel ultimatum à l’Iran

Les États-Unis préparent une nouvelle campagne de pression alors que les négociations avec l’Iran piétinent

Selon des responsables américains, les hauts commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne seront les principales cibles d’une nouvelle campagne économique si Téhéran persiste à violer les accords conclus avec Washington. La marine américaine se prépare également à fermer à nouveau le détroit d’Ormuz à la navigation iranienne si nécessaire. Parallèlement, le président Donald Trump s’efforce d’apaiser les tensions avec la Turquie.

par Danny Zaken

Les États-Unis préparent une nouvelle campagne de pression alors que les négociations avec l’Iran restent incertaines.
En cas d’échec des négociations nucléaires, les hauts commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne deviendront les principales cibles. Cortège funèbre du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, à Mashhad. 

En cette fin de semaine, l’issue des efforts visant à relancer les négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran reste incertaine. L’opposition au sein de la Maison Blanche se serait accrue face à l’attitude des dirigeants iraniens.

Les États-Unis ont de fait adressé un ultimatum à l’Iran, exigeant une déclaration publique suivie de la réouverture immédiate et sans restriction du détroit d’Ormuz.

D’après deux sources diplomatiques, l’Iran a également été informé que si le détroit n’est pas rouvert et que Téhéran ne s’y engage pas publiquement, il sera totalement fermé, y compris aux navires et pétroliers en provenance et à destination de l’Iran. Les États-Unis ont déjà réimposé des sanctions à l’industrie pétrolière iranienne, et ces mesures devraient être pleinement appliquées d’ici le milieu de la semaine prochaine.

Détroit d’Ormuz. Photo : AFP

En outre, le département du Trésor américain, dirigé par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui s’était opposé au mémorandum d’entente avec l’Iran, a imposé de nouvelles sanctions à des personnes et des entreprises impliquées dans le commerce pétrolier et le secteur financier iraniens.

Selon un responsable américain, cette campagne économique ciblera principalement les hauts commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique, dont certains détiendraient des dizaines de millions de dollars sur des comptes privés.

« Cela implique à la fois la corruption institutionnalisée des dirigeants des Gardiens de la révolution qui s’enrichissent aux dépens du peuple iranien, et l’utilisation des revenus pétroliers pour financer le réseau terroriste international iranien », a déclaré le responsable.

Trump cherche à apaiser les tensions avec Ankara

Selon une source proche du dossier, l’ appel téléphonique entre Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la suite du sommet de l’OTAN, a porté sur trois points principaux.

Le premier et le plus important sujet concernait la situation avec l’Iran. Trump a déclaré que des médiateurs s’efforçaient de mettre fin aux attaques contre les pétroliers et les navires dans le détroit d’Ormuz. Si les attaques cessaient, les États-Unis suspendraient également leurs frappes, et une reprise des négociations serait envisageable. Il a toutefois précisé que les chances qu’un accord soit trouvé étaient faibles.

Selon cette source, Netanyahu a clairement indiqué qu’Israël, comme auparavant, était aligné sur les États-Unis sur cette question, tout en affirmant que l’objectif ultime, que ce soit par un accord ou par d’autres moyens, était d’empêcher totalement l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et de démanteler son stock d’uranium enrichi. Israël est prêt à reprendre les frappes contre l’Iran si nécessaire, mais agira en pleine coordination avec les États-Unis.

Trump, Netanyahu. Photo : Reuters, AP, EPA

Trump a réaffirmé l’importance d’une coordination totale sur l’Iran et les questions régionales en général. À ce stade, cela signifie qu’Israël n’entreprendra aucune action militaire contre l’Iran sans l’approbation des États-Unis.

Le Liban était le deuxième sujet majeur abordé lors de l’entretien. Les deux dirigeants se sont accordés sur la nécessité de concentrer les efforts sur la consolidation des accords déjà conclus. Il s’agit notamment d’un accord pilote prévoyant le remplacement de soldats des Forces de défense israéliennes par des militaires des Forces armées libanaises sur deux sites du sud du Liban, ainsi que d’une accélération des négociations, qui devraient reprendre à Rome en milieu de semaine prochaine.

Le troisième sujet abordé était la Turquie. Trump a déclaré avoir discuté avec le président turc Recep Tayyip Erdogan de la nécessité de calmer le jeu des déclarations.

Peut-être à la suite de cette conversation, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a publié samedi une déclaration beaucoup moins conflictuelle envers Israël, dirigeant ses critiques vers Netanyahu et son gouvernement.

Les deux dirigeants ont également évoqué la possible vente d’avions de chasse F-35 à la Turquie. Trump a réaffirmé la position américaine de longue date selon laquelle la supériorité militaire qualitative d’Israël serait préservée en toutes circonstances.

JForum.fr avec ILH

La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img