Netaniahou : « L’existence même de l’Etat d’Israël se joue dans les élections à venir »

Dans Les Patriotes sur la chaîne 14, Binyamin Netanyahou a dressé un tableau très clair des enjeux des prochaines élections : pour lui, il ne s’agit pas simplement de choisir un gouvernement, mais de décider dans quelle direction Israël poursuivra la guerre historique engagée depuis le 7 octobre.

Sur l’Iran, le Premier ministre a affirmé que la mission n’était pas terminée :

« Il faut vaincre le régime iranien. Il faut aller jusqu’au bout. Tant que je serai Premier ministre, l’Iran n’aura pas l’arme nucléaire. » Il a rappelé qu’Israël avait commencé seul l’opération contre l’Iran avant que les États-Unis ne le rejoignent, et estime qu’il reste encore à éliminer définitivement cette menace.

Sur les décisions prises pendant la guerre, Netanyahou a directement mis en cause Gadi Eisenkot : Eisenkot s’opposait à la conquête de Rafah, voulait rechercher un arrangement avec Nasrallah et s’opposait à certaines opérations en Syrie et en Iran. Netanyahou s’est même déclaré favorable à la publication des protocoles des réunions afin que les Israéliens puissent voir qui défendait quelles positions au moment des décisions cruciales.

Mais son avertissement le plus important concernait les élections. Une coalition Eisenkot, affirme-t-il, ne pourrait exister sans Yaïr Golan, Avigdor Lieberman et Mansour Abbas. Elle conduirait à des retraits et ouvrirait la voie à la création d’un État palestinien soutenu par les puissances étrangères : « Ce serait le début de la fin de l’État d’Israël. »

Et Netanyahou a surtout lancé un avertissement que la droite ferait bien d’entendre : ne pas recommencer 1992. Cette année-là, rappelle-t-il, la droite avait obtenu davantage de voix, mais plusieurs listes n’avaient pas franchi le seuil électoral. Les voix perdues avaient permis à la gauche de prendre le pouvoir — puis étaient venus Oslo et Arafat. Il a  donc appelé aujourd’hui à empêcher que des dizaines de milliers de voix de droite soient à nouveau jetées à la poubelle.

Il a ainsi révélé avoir rencontré Ofer Winter et lui avoir proposé de rejoindre le Likoud. Winter a refusé. Selon Netanyahou, une candidature indépendante de Winter risque aujourd’hui soit de gaspiller des voix, soit de faire tomber une autre liste de droite sous le seuil électoral.

Enfin, sur la question du recrutement des ‘Haredim, Netanyahou a rappelé que près de 5 000 se sont déjà engagés, dont 500 aujourd’hui et 300 dans des unités combattantes. Sa ligne : respect absolu pour ceux qui étudient réellement la Tora, mais « celui qui n’étudie pas doit servir », ajoutant que ceux qui proclament « plutôt mourir que servir » doivent aller en prison.

Le message de ce soir est donc simple : terminer le travail contre l’Iran et ses proxys, empêcher la naissance d’un État arabe palestinien et surtout ne pas offrir la victoire à la gauche par la dispersion des voix de droite.

En 1992, quelques listes sous le seuil ont suffi pour ouvrir la voie aux maudits accords d’Oslo.

En 2026, Israël n’a pas le droit de refaire la même erreur.

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