Menace de l’Iran : « Si nos infrastructures sont attaquées, nous couperons l’électricité aux pays du Golfe »

La campagne au Moyen-Orient franchit une étape et atteint des menaces directes contre des installations civiles. En réponse à l’avertissement de Trump selon lequel tout tir contre un navire entraînerait la destruction d’une centrale électrique ou d’un pont à Téhéran, le Corps des Gardiens de la révolution menace de plonger dans le noir les alliés de Washington. Dans le même temps : les États-Unis continuent de bombarder à travers l’Iran, et Trump cible les installations nucléaires.

JDN

La confrontation ouverte entre les États-Unis et l’Iran entre dans sa deuxième semaine, et il semble que les deux parties tombent le masque et passent aux menaces directes contre des infrastructures civiles stratégiques.

Après que le président américain Donald Trump a posé un ultimatum public stipulant que toute nouvelle atteinte à un navire dans le détroit d’Hormuz entraînerait la destruction d’un pont ou d’une centrale électrique au cœur de Téhéran, le pouvoir iranien s’est empressé de créer sa propre équation de dissuasion. Le commandant de la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution, Amir Ali Hajizadeh, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ont lancé des menaces vives et claires à l’attention de Washington : si les États-Unis attaquent des routes ou des centrales électriques en Iran, Téhéran répliquera en coupant le courant électrique des alliés régionaux des États-Unis — une allusion à peine voilée aux pays arabes du Golfe.

Araghchi a précisé que la doctrine de défense iranienne actuelle repose sur le principe de « l’œil pour œil », avertissant que tout pays apportant un soutien à l’agression américaine deviendrait immédiatement une cible légitime. Selon les Iraniens, les règles du jeu se résument désormais à « tout ou rien » : s’ils ne peuvent pas vendre de pétrole via le détroit d’Hormuz, personne dans la région ne pourra le faire, et tant que les forces américaines seront présentes dans le détroit, aucune infrastructure régionale ne sera épargnée.

Ces menaces interviennent sur fond d’une réalité opérationnelle difficile sur le terrain. Cette nuit, les forces du Commandement central de l’armée américaine (CENTCOM) ont achevé leur 11ᵉ nuit consécutive de frappes d’envergure contre des objectifs sur le sol iranien. Selon les rapports, les bombardements se sont concentrés sur des hangars d’aéronefs et des sites d’entreposage de drones dans plusieurs provinces, notamment le Khouzestān, le Hormozgan et le Sistan-et-Baloutchistan, dans le but de neutraliser la capacité iranienne à menacer les voies navigables.

En parallèle à sa directive de « donner le feu vert aux frappes les plus sévères » en réaction à la mort de soldats américains, Trump ne se contente pas de menacer les infrastructures civiles, mais vise aussi explicitement le programme nucléaire iranien. Le président américain a répété qu’il ordonnerait de bombarder puissamment tout site où l’Iran tente de développer des capacités nucléaires, mentionnant spécifiquement l’installation souterraine fortifiée de la montagne du Pic (Pickaxe Mountain), dont l’accès a été refusé aux inspecteurs de l’AIEA. Malgré l’escalade, la Maison-Blanche affirme que ces coups durs renvoient l’Iran des décennies en arrière et que Téhéran cherche « désespérément » une rencontre pour trouver une issue à la crise.

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